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	<title>Actualité du Maghreb Arabe &#187; analyse</title>
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	<description>Actualité du Maghreb Arabe : Actualité Maroc, Algérie, Tunisie, Mauritanie et Libye</description>
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		<title>La création de 200.000 emplois dans les énergies renouvelables annoncée par le Ministre de l’Energie est irréalisable</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 14:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[ 1-Le Ministre des Mines et de l’Energie au forum d ‘El moudjahid le 17 janvier 201 annonce un investissement du secteur qui engage tout l’avenir du pays d’environ 60 milliards de dollars soit au cours actuel plus de 4200 milliards de dinars soit 420.000 milliards de centimes. Par ailleurs, comment le Ministre de l’Energie peut–il avancer un chiffre de la création de 200.000 emplois pour une production de 2600 mégawatts dans les énergies renouvelables alors que le projet Desertec pour 400 milliards de dollars étalé jusqu’en 2050 prévoit une création maximum de 200.000 emplois. Pourquoi avancer ces fausses données que la presse algérienne dans sa majorité a reprise à l’état brut sans les commenter ou faire appel à des spécialistes ? ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>1-Le Ministre des Mines et de l’Energie  au forum d ‘El moudjahid le 17 janvier 201 annonce un  investissement du secteur qui engage tout  l’avenir  du pays  d’environ 60 milliards de dollars soit au cours actuel plus de 4200 milliards de dinars soit 420.000 milliards de centimes. </p>
<p>Par ailleurs, comment  le Ministre de l’Energie  peut–il avancer un chiffre de la création de 200.000 emplois pour une production de 2600 mégawatts dans les énergies renouvelables alors que le projet Desertec  pour 400 milliards  de dollars  étalé jusqu’en 2050 prévoit une  création  maximum de 200.000 emplois. </p>
<p>Pourquoi avancer ces fausses données que la presse <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/algerie"title="Algérie" >algérie</a>nne  dans sa  majorité a reprise à l’état brut sans les commenter ou faire appel à des spécialistes ? Le Ministre a-t-il été induit en erreur par  de soi disant experts organiques ? Ou est ce une déclaration délibérée pour calmer le font social  supposant que cela passera inaperçue en,  induisant en erreur la presse algérienne ?  </p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2011/01/37761ba838y.jpg.jpg"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2011/01/37761ba838y.jpg.jpg" alt="" title="y" width="104" height="136" class="alignnone size-full wp-image-27179" /></a></p>
<p>Permettez moi de répondre les conclusions de l’importante étude international qui dément scientifiquement les declarations du Ministre algérien de l’Energie (voir Renewable Energy House Rue d’Arlon 63-67 1040 Brussels Belgium .Mediterranean Solar Plan).</p>
<p>Je reprends la conclusion originale que je cite.  «  Costs and Benefits 20 GW of solar thermal plants installed in 2010-2020 (*) The Union for the Mediterranean and the Mediterranean Solar Plan. On 13 July 2008 the Heads of States of the European Union and of the Mediterranean countries agreed to strengthen the process of Barcelona initiated in 1995 and to transform it into the Union for The Mediterranean: an area of peace, democracy, cooperation and prosperity. The permanent Secretariat established in Barcelona will be responsible for carrying out the feasibility studies and elaborating 6 regional projects, among them the Mediterranean Solar Plan. Employment Projections by 2020 (man/year) 40,000 Manufacturing Jobs in Europe 40,000 Manufacturing Jobs in NA 120,000 Construction Jobs 35,280 O&#038;M (Permanent Jobs) Cost Projections by 2020 (cost per kWh for the initial 20 years) 97,331,414 Total Solar Programme Investment 81,331,414 Total Investment in Power Plants 16,000,000 Total Investment in Transmission Lines European »</p>
<p><strong>2-</strong> Aussi peut- on se poser  cette question : est ce  qu’un simple Ministre peut-il engager l’avenir d’un pays, les hydrocarbures étant la propriété de tout le peuple algérien ? Quel est la structure des couts de production et non d’énoncer   des découvertes de réserves  surtout du gaz pouvant découvrir des milliers de gisements mais non rentables économiquement. </p>
<p>Cela est d’autant plus vrai  pour le gaz  sachant  que les USA deviendront bientôt le premier exportateur de gaz mondial  avec  la révolution du gaz non conventionnel le prix sur le marché libre mondial  étant depuis deux années entre 4/5 dollars le millions e BTU  et que la moyenne annoncée entre 2015/2020 ne devrait pas  dépasser 8/9 dollars. </p>
<p>Quelle est le coût et la rentabilité réelle des gisements algériens d’hydrocarbures tenant compte  de  la concurrence internationale et des énergies substituables ?  Comme  doit être analysé le cout des énergies renouvelables à partir de fonds propres, la concurrence  de projets similaires, dont Désertic,  dont la réussite repose sur la ressource  humaine, et cela est plus vrai pour un  segment plus sensible qui  est  l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.  </p>
<p>Or, le risque   une fuite des cadres valables en raison des scandales  qui touchent cette société qui risquent de paralyser cette entreprise stratégique, inhibant toute  initiative créatrice nécessaire,  semant le doute  sur l’ensemble des cadres en majorité honnêtes, vision bureaucratique, sans s’attaquer à la genèse de la corruption qui est l’inefficacité des institutions, qu’il s’agit bien entendu de combattre. Si, l’Algérie est mieux  dotée en gaz représentant actuellement selon les statistiques  internationales 3% des réserves mondiales d’environ 4500 milliars de mètres cubes gazeux,  contre 1% pour le pétrole dont  l’expiration  étant prévue  dans 16 ans, il y a lieu de  tenir  compte de la forte consommation intérieure, 85 milliards de mètres cubes gazeux d’exportation et 70/75 milliards de mètres cubes gazeux de consommation  intérieure  horizon 2015/2016 selon les estimations du Creg  si tous les  unités programmés sont réalisées, le bas prix de cession favorisant également la  forte consommation( entreprises et ménages), expliquant le déficit structurel de Sonelgaz. </p>
<p>Il faudra donc  produire  annuellement 160 milliards de mètres cubes gazeux horizon 2020 donnant donc moins de 25 années de réserve en cas de non découvertes substantielles, moins si le cours est en dessous de 10 dollars le million de BTU à prix constant 2011, devant selon les experts en énergie  soustraire 10% des gisements marginaux non rentables financièrement.</p>
<p>3- Dès lors se pose cette question stratégique : comment  l’Algérie  peut -elle aller véritablement vers un véritable développement conciliant efficacité économique et une  profonde justice sociale sans  une efficacité des institutions, y compris l’implication de la société civile et des contrepoids <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/politique"title="Actualité Politique" >politique</a>s et économiques, celles existantes déjà ayant été gelées ou fonctionnant mal, ayant le mérite d’exister,   qu’ils ‘agira de perfectionner, comme la Cour des Comptes (favorisant la  corruption),  Le conseil de la concurrence ( favorisant le monopole  privé » beaucoup plus néfaste que le monopole public ) et surtout le conseil national de l’Energie qui doit jouer  son rôle straégique. </p>
<p>La nouvelle gouvernance tant locale que celle des entreprises ne saurait reposer sur le dicktat  mais implique de comprendre la sensibilité des  femmes et hommes qui composent tant la société que de  l’entreprise  tenant compte  de  la morphologie  de la société suite aux travaux  du prix Nobel  de   l’économiste indien prix Amyra Sen     dans son apport sur l’anthropologie économique  dans l’efficacité  des  organisations pour qui  il ne peut y avoir de développement sans démocratie   tenant compte des anthropologies culturelles. </p>
<p>Les institutions jouent un rôle très important sur les organisations et la société. Elles constituent un des facteurs déterminants de la croissance économique de long terme,  le terme d’institution  désignant « les règles formelles et informelles qui régissent les interactions humaines », et aussi comme « les règles du jeu » qui façonnent les comportements humains dans une société. </p>
<p>Parce qu’il est coûteux de coopérer sur le marché, il est souvent plus économique de coopérer au sein d’une organisation, la  gouvernance faisant  alors référence à la rationalité limitée, l’incomplétude des contrats, mais aussi à la spécificité de certains actifs (non substituables donc), et prenant  en compte la nécessité d’adapter les organisations en introduisant  l’importance de la confiance et du «capital social » comme ciment de la coopération.<br />
<strong><br />
4-</strong> Je pense fermement que l’annonce faite par  le Minisitre de l’Energie doit passer avant  d’être avalisée  par le gouvernement  par le Conseil national de l’Energie. Ce dernier composé des ministres dits de souveraineté (Défense nationale, Affaires étrangères, Energie et Finances), du gouverneur de la Banque d’Algérie et du délégué à la planification. a été créé par décret présidentiel le 19 avril 1995,  L’article  6, stipule que «le Conseil se réunit périodiquement sur convocation de son président» le  président de la République  dont le secrétariat ( article 5) est assuré par le Ministre de l’Energie; est chargé d’assurer le suivi et l’évaluation de la politique énergétique nationale à long terme, notamment de la mise en œuvre d’un plan à long terme destiné à garantir l’avenir énergétique du pays; d’un modèle de consommation énergétique en fonction des ressources énergétiques nationales, des engagements extérieurs et des objectifs stratégiques à long terme du pays ; de la préservation des réserves stratégiques du pays en matière d’énergie; des stratégies à long terme de renouvellement et de développement des réserves nationales en hydrocarbures et leur valorisation ; de l’introduction et du développement des énergies renouvelables ; des schémas d’alliances stratégiques avec les partenaires étrangers intervenants dans le secteur de l’énergie  et des engagements commerciaux à long terme».</p>
<p>En résumé, il s’agit d’éviter  des solutions à des problèmes mal posés,   afin de ne pas se tromper de cibles stratégiques, Sonatrach s’assimilant  pour l’instant, à toute l’économie algérienne exportant pour 98%    et important à plus de 75% de nos besoins. </p>
<p>La sécurité du pays étant posée, cela implique l’urgence de la volonté politique d’amorcer une production et exportation hors hydrocarbures loin de la logique rentière intiment liée à l’extension de la sphère informelle et au monopole, supposant un réaménagement profond de la logique du pouvoir. </p>
<p>Ainsi le dialogue permanent, étant  la vertu des grands dirigeants ,le plus grand ignorant étant celui qui prétend tout  savoir,  entre toute les  forces sociales  sans exclusive, il est ainsi il  est urgent  un débat national tant sur la future politique socio-économique  que sur le futur modèle  de consommation énergétique. La vision dictatoriale de choix à l’ère d’Internet est dépassée.</p>
<p><strong>Professeur Abderrahmane MEBTOUL,  Expert International </strong></p>
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<div align="right"><b>Algérie Focus</b></div>
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		<title>Monopole et rentes : pourquoi le gel du conseil de la concurrence ?</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jan 2011 14:39:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[ Il faut éviter les passions et se conformer dans tout Etat de droit à la loi. La loi sur la concurrence prohibe clairement à tout producteur ou importateur le monopole soit par une baisse arbitraire des prix pour éliminer illégalement ses concurrents soit par des rentes de monopole pour les hausser, ne pouvant détenir une part de marché supérieure à 40% dérogeant exceptionnellement pour les services publics, ce taux étant au niveau international plus bas d’environ 30%. A l’instar de certaines institutions de la république, comme la Cour des Comptes, le conseil de la concurrence née avec l’Ordonnance no 95-06 du 25 janvier 1995 qui relevait de la présidence de la république  a subi une modification législative  par l’ordonnance numéro 03.03  du 19 juillet 2003, mis sous tutelle du chef du gouvernement  mais en réalité d’un simple ministre du commerce, est gelée. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut éviter  les passions et se conformer dans tout Etat de droit à la loi. La loi sur la concurrence prohibe clairement à tout producteur ou importateur le monopole soit par une  baisse  arbitraire des prix pour éliminer illégalement ses concurrents soit par des rentes de monopole pour les hausser, ne pouvant détenir  une part de marché supérieure à 40% dérogeant  exceptionnellement pour les services publics, ce taux étant au niveau international plus bas d’environ 30%.  </p>
<p>A l’instar de certaines institutions de la république, comme la Cour des Comptes, le conseil de la concurrence née avec l’Ordonnance no 95-06 du 25 janvier 1995 qui relevait de la présidence de la république  a subi une modification législative  par l’ordonnance numéro 03.03  du 19 juillet 2003, mis sous tutelle du chef du gouvernement  mais en réalité d’un simple ministre du commerce, est gelée. </p>
<p>Sous la pression des évènements,  le gouvernement annonce (attendons les actes) leur réactivation. Aussi, au moment  où l’actualité  est dominée par le thème de l’inflation, de la détérioration du pouvoir d‘achat de la majorité avec une désorganisation des marchés, la dominance de la sphère informelle, la concentration du revenu national  au profit d’une minorité rentière, des réserves de change  de plus  de  150 milliards de dollars ( un État riche mais une population pauvre), je propose  de faire une synthèse de l’ordonnance sur la  concurrence. </p>
<p>La loi  datant du 2 juillet 2008, modifiant et complétant l’ordonnance N° 03-03 19 juillet 2003 ne modifie  pas l’essentiel puisque bien  que  complétant la loi n°04-02 du 23 juin 2004, obligeant les agents économiques d’établir une facture ou un document en tenant lieu lors de toute vente de biens ou prestation de services effectuée, elle consacre la liberté des prix , mais pouvant « être procédé temporairement  à la fixation, au plafonnement ou à l’homologation des marges ».<br />
 <br />
<strong>1- Composition et fonctionnement du conseil de la concurrence    </strong>  <br />
 <br />
Selon les articles 23/25 , ce conseil  jouissant de la personnalité juridique et de l’autonomie financière  est  composé de neuf (9) membres dont un président et un vice président exerçant à  plein temps nommés par décret présidentiel, pour une durée de cinq (5) années, renouvelable relevant des catégories deux (2) membres exerçant ou ayant exercé au Conseil d’Etat, à la Cour suprême ou à la Cour des comptes en qualité de magistrat ou de conseiller et de sept (7) membres choisis parmi les personnalités connues pour leur compétence juridique, économique ou en matière de concurrence, de distribution et de consommation, dont un choisi sur proposition du ministre chargé de l’intérieur. </p>
<p>Ils exercent leurs fonctions à plein temps. Selon l’article 27 le Conseil de la concurrence adresse un rapport annuel d’activité à l’instance législative, au Chef du Gouvernement et au ministre chargé du commerce. </p>
<p>Le rapport est rendu public un mois après sa transmission aux autorités visées ci-dessus. Il est publié au Journal officiel de la République <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/algerie"title="Algérie" >algérie</a>nne démocratique et populaire. Il peut également être publié en totalité ou par extraits sur tout autre support d’information. </p>
<p>Dans ce cadre, le Conseil de la concurrence est chargé notamment de fixer les conditions d’exercice de la concurrence sur le marché ; de prévenir toute pratique restrictive de concurrence ;  et de contrôler les concentrations économiques afin de stimuler l’efficience économique et d’améliorer le bien-être des consommateurs. </p>
<p>Aux articles 36/37 il est précisé  que le  Conseil de la concurrence est consulté sur tout projet de texte réglementaire ayant un lien avec la concurrence ou introduisant des mesures ayant pour effet notamment  de soumettre l&#8217;exercice d&#8217;une profession ou d’une activité, ou l&#8217;accès à un marché à des restrictions quantitatives ;d&#8217;établir des droits exclusifs dans certaines zones ou activités ; d&#8217;instaurer des conditions particulières pour l&#8217;exercice d&#8217;activités de production, de distribution et de services ; de fixer des pratiques uniformes en matière de conditions de vente. </p>
<p>Ce dispositif relatif à la concurrence a pour souci  d’harmoniser  la législation algérienne avec les normes internationales notamment européennes notamment l’article 41 de l’Accord  d’Association avec l’Union européenne dans son annexe 5 en prohibant notamment  les pratiques et actions concertées, conventions et ententes expresses ou tacites ainsi que les abus de position dominante ou monopolistique sur un  marché ou un segment de marché, ces  pratiques  étant  interdites lorsqu’elles ont pour objet ou pour effet d’empêcher, de restreindre ou de fausser le libre jeu de la concurrence dans un même marché ou dans une partie substantielle de celui-ci. Et en termes plus précis ce &#8211; l’abus de l’état de dépendance économique (art. 11) ;  la constitution de monopoles à l’importation par le biais de contrats d’achats exclusifs (art. 10); et la pratique de vente à des prix abusivement bas (art. 12). </p>
<p>Ainsi le Conseil selon la loi doit instaurer, à travers ses articles 40 à 43, un cadre de coopération entre le Conseil de la Concurrence et les autorités étrangères de concurrence, en vue d’assurer la mise en œuvre adéquate des législations nationale et étrangère et de développer entre ces institutions des relations de concertation et d’échange d’information et ce, dans le respect des règles liées à la souveraineté nationale, à l’ordre public et au secret professionnel.<br />
<strong><br />
2- Que prévoit la loi en cas de monopole ? </strong></p>
<p>Selon les articles 4 et 5, les prix des biens et services sont librement  déterminés par le jeu de la concurrence. Toutefois, l’Etat peut restreindre le principe général de la liberté des prix temporairement  lorsque les  biens et services  sont  considérés stratégiques par l&#8217;Etat pouvant faire l&#8217;objet d&#8217;une réglementation des prix par décret, après avis du Conseil de la concurrence. </p>
<p>Mais d’une manière générale selon l’article 7 de cette présente loi est prohibé tout abus d&#8217;une position dominante ou monopolistique sur un marché ou un segment de marché tendant à limiter l&#8217;accès au marché ou l&#8217;exercice d&#8217;activités commerciales ; contrôler la production, les débouchés, les investissements ou le progrès technique ; répartir les marchés ou les sources d&#8217;approvisionnement ; faire obstacle à la fixation des prix par le libre jeu du marché en favorisant artificiellement leur hausse ou leur baisse ; appliquer, à l’égard de partenaires commerciaux, des conditions inégales à des prestations équivalentes en leur infligeant de ce fait un désavantage dans la concurrence et subordonner la conclusion de contrats à l’acceptation, par les partenaires, de prestations supplémentaires qui, par leur nature ou selon les usages commerciaux, n’ont pas de lien avec l’objet de ces contrats. </p>
<p>S’agissant précisément des concentrations économiques, l&#8217;ordonnance  de 2003 avalisée par celle de 2008 précise que les agents économiques doivent notifier à ce Conseil leurs opérations de concentration lorsqu’elles sont de nature à porter atteinte à la concurrence et qu’elles atteignent un seuil de plus de 40% des ventes ou achats à effectuer sur un marché. </p>
<p>Je demande pourquoi le taux est supérieur à 40% pour les produits de première nécessité  détenus par certains  privés algériens et memme40%cela est déjà élevé  alors que sous d’autres cieux cela ne dépasse pas 30%, étant entendu que  pour certains segments stratégiques le monopole seulement public peut être toléré transitoirement ? </p>
<p>C’est dans ce cadre  que la loi seulement  consacre une exception à ce principe en accordant la faculté au Gouvernement d’autoriser, lorsque l’intérêt général le justifie, les concentrations économiques rejetées par le Conseil de la Concurrence à chaque fois que des conditions économiques objectives le justifient.<br />
<strong><br />
3- Lois, bureaucratie et pratiques sociales </strong><br />
 <br />
En conclusion deux questions se posent : pourquoi donc l’Etat n’a pas appliqué ses propres lois ? Ce n’est pas  la faute d’un ou de quelques privés mais la responsabilité en incombe à l’Etat qui  n’a pas fait jouer son rôle de régulateur stratégique en économie  de marché véritable qui dot reposer sur la concurrence, existant des jeux de pouvoir, des  liens dialectiques entre la logique rentière et la logique du monopole. </p>
<p>Ce gel favorise le passage d’un monopole public à un monopole privé  surtout pour des produits dont 70% de la population consacre  80% de ses revenus, donc  des enrichissements sans corrélation avec l’effort fourni, monopole beaucoup plus néfaste que le monopole public car la logique de tout secteur privé est le profit maximum et le privé algérien n’échappe pas à cette règle  universelle. </p>
<p>La tentation aussi néfaste serait de vouloir revenir pour ces produits au monopole public qui a démontré son inefficacité.  Dans la pratique des affaires mondiales, les pénalités pour ces rentes se comptent en millions  voire en centaines  de millions de dollars en cas de non respect de la concurrence.</p>
<p>C’est que l’Algérie a les meilleures lois du monde mais les pratiques contredisent ces lois. La mentalité du bureaucrate est de croire  qu’en faisant  de nouvelles lois qui parfois contredisent celles existantes,  on résoudra les problèmes de la société algérienne alors que l’essence du mal est le manque de visibilité et de cohérence dans la <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/politique"title="Actualité Politique" >politique</a> socio-économique de l’Algérie. </p>
<p>Comme le combat de manière administrative de la sphère informelle, l’obligation de paiement par chèque au-delà de 500.000 dinars oubliant qu’existent une intermédiation  financière informelle, de la  non transition du Remdoc, où la traçabilité invoquée existe déjà  au Crédoc, pratique normale sous d’autres cieux mais du fait de la spécificité de l’économie algérienne composée de plus de 90% de petites entreprises à dominance familiales, de la dominance  de la sphère informelle ( avec un monopole informel) renforçant  le passage d’un monopole public à un monopole privé à l’importation  de type spéculatif,  la lutte contre la corruption par  plusieurs organes administratifs  alors que cela relève d’une profonde moralisation des institutions. </p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2011/01/88954396e6conc.gif.gif"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2011/01/97232c473850x150.gif.gif" alt="" title="conc" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-27041" /></a></p>
<p>En fait cela passe par  l’instauration d‘un État de droit et à une bonne gouvernance. Et puisque l’on parle du combat contre le monopole économique source de rentes de situation, il faut également combattre le monopole politique mais également social aussi néfaste.  </p>
<p><strong>Professeur Abderrahmane MEBTOUL, économiste</strong></p>
<p><!-- letsfxad_adsused_c= 3--></p>
<div align="right"><b>Algérie Focus</b></div>
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		</item>
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		<title>«Une crise sociale aux conséquences imprévisibles»</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jan 2011 17:28:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<description><![CDATA[ Jean-Pierre Peyroulou est chercheur associé au Centre d&#8217;étude des mondes africains à Paris et à ce titre spécialiste des questions algériennes. Comment expliquer la flambée contestataire qui gagne les villes d&#8217;Algérie? Le point de départ, c&#8217;est l&#8217;augmentation du prix des denrées de première nécessité]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jean-Pierre Peyroulou est chercheur associé au Centre d&#8217;étude des mondes africains à Paris et à ce titre spécialiste des questions <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/algerie"title="Algérie" >algérie</a>nnes.</p>
<p>Comment expliquer la flambée contestataire qui gagne les villes d&#8217;Algérie?</p>
<p>Le point de départ, c&#8217;est l&#8217;augmentation du prix des denrées de première nécessité. En 2008, contrairement à l&#8217;Égypte, l&#8217;Algérie n&#8217;avait pas connu d&#8217;événements, car le pouvoir joue en général un rôle d&#8217;amortisseur en subventionnant les prix des denrées de base. Là, il y a eu plusieurs facteurs: l&#8217;augmentation des prix, l&#8217;annonce de la hausse de 50% du salaire des policiers, très mal vécue dans un pays où la police est considérée comme une force purement répressive. Il y a aussi un effet d&#8217;entraînement par rapport aux mouvements sociaux et à la révolte inédite en <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/tunisie"title="Tunisie" >Tunisie</a>. Le sentiment très fort d&#8217;injustice est entretenu par un taux de chômage très élevé.</p>
<p>Quelles conséquences ces émeutes peuvent-elles avoir pour le pouvoir algérien?</p>
<p>D&#8217;abord, il faut rappeler que les émeutes en soi ne sont pas un phénomène nouveau: il y a des milliers de micro-émeutes chaque année en Algérie, sans que cela remette en cause le pouvoir. Ensuite, on saisit très mal la nature du pouvoir algérien. Certains considèrent que le pays est tenu par un homme fort, à la tête de l&#8217;État, d&#8217;autres jugent que (le président) Abdelaziz Bouteflika n&#8217;est que le paravent d&#8217;un régime dominé par l&#8217;armée. Les récentes fuites de WikiLeaks montrent que les Américains eux-mêmes s&#8217;interrogent et n&#8217;ont pas de réponse. C&#8217;est très certainement un pouvoir clanique, fondé sur un équilibre fragile entre plusieurs forces, un homme fort, l&#8217;armée et les renseignements, les puissances économiques, etc.</p>
<p>Quelle est la marge de manoeuvre du régime pour sortir de cette situation?</p>
<p>Il y a plusieurs réponses possibles. Il y a la réponse économique, qui consiste à remonter les subventions sur les denrées de base. Et il y a une réponse <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/politique"title="Actualité Politique" >politique</a>, plus difficile. Parce que l&#8217;État est en panne et la société aussi. Les partis ne sont que de petites écuries, sans existence réelle dans la société. Il n&#8217;y a pas non plus de relais à la contestation dans la société civile: il n&#8217;y a pas de véritable syndicat, face à la toute puissante UGTA (proche du pouvoir, ndlr), capable de fédérer le mécontentement. </p>
<p>Letelegramme.com</p>
<p><!-- letsfxad_adsused_c= 3--></p>
<div align="right"><b>Algérie Focus</b></div>
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		<title>Dynamiser la coopération algéro-allemande dans le cadre de l’espace euro-méditerranéen</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Dec 2010 16:59:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[ La visite du président de la République en Allemagne se traduit, par un échange régulier de visites de haut niveau entre les deux pays, dont celles effectuées en Algérie par l’ancien président fédéral, M. Horst Kohler, en novembre 2007 et par la chancelière Mme Angela Merkel, en juillet 2008. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La visite  du président de  la République en Allemagne se traduit,  par un échange régulier de visites de haut niveau entre les deux pays, dont celles effectuées en <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/algerie"title="Algérie" >Algérie</a> par l’ancien président fédéral, M. Horst Kohler, en novembre 2007 et par la chancelière Mme Angela Merkel, en juillet 2008. A titre de rappel, l’Allemagne a été un vecteur actif le processus de l’industrialisation de l’Algérie durant les années 1970. Pourtant, en dehors de ces protocoles <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/politique"title="Actualité Politique" >politique</a>s,  il faut analyser en ce mois de décembre2010  sans passion  les situations économiques respectives et la réalité de la coopération.</p>
<p><strong>1- Quelle est la situation de l’économie allemande ?</strong></p>
<p> Avec une population dépassant les 80 millions d’habitants, l&#8217;Allemagne est depuis 2007 la quatrième puissance économique mondiale, derrière les Etats Unis, la Chine et le Japon  et la première de l&#8217;Union Européenne  avec un produit intérieur  de 3818 milliards de dollars (2008)  contre un PIB algérien  d’environ 160 milliards de dollars, ce dernier étant constitué  directement et indirectement à plus de 80% d’hydrocarbures à l’état brut ou semi brut via la dépense publique alors que le PIB allemand  repose essentiellement sur l’entreprise privée,  selon un système de cogestion  entreprises syndicats  et sur la valeur ajoutée produite à partir du travail et de l’intelligence, une population qualifiée  grâce à une formation professionnelle permanente. </p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/12/2e47eeb936all.jpg.jpg"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/12/cf700bcd4e50x150.jpg.jpg" alt="" title="all" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-25974" /></a></p>
<p>Selon l’OCDE,  moyenne 2008/2009,  avec 1,2 % de la population du globe, l&#8217;Allemagne a un PIB qui représente 4,7 % de l&#8217;économie mondiale et 8,6 % de celle des pays industrialisés et  l&#8217;importance des secteurs économiques se ventile comme suit , les services (69,2 %); la production de marchandises, l&#8217;énergie et la construction (29,9 %)  et l&#8217;agriculture, la forêt et la pêche (0,9 %). </p>
<p>En effet, elle était le plus grand exportateur mondial de biens  devant les États-Unis et la Chine avec environ 1300  milliards de dollars de biens exportés (biens de capital, services, produits finis et semi finis  à fortes valeur ajoutée) dont construction automobile fournissant environ  40% des exportations allemandes, contre une moyenne Algérie de 50/60  milliards de dollars  dont 97% d’hydrocarbures. </p>
<p>Cependant, les  exportations allemandes  ont chuté  de plus de 18% en 2009 par rapportà2008 , une première depuis les années 1950 s’établissant à 1100 milliards de dollars ,(les importations ayant atteint 916 milliards de dollars venant d’être détrôné parla Chine qui a approché les 1150 milliards de dollars .C’est l’économie européenne la mieux insérée dans l’économie mondiale et dont l’économie est tirée par les exportations  expliquant  que malgré les effets de la crise d’octobre 2009 crise  (l’OCDE prévoyant un taux de chômage inégalé de 11%de la population active en 2011  contre 7,4%en 2008 ) son économie affiche un net retour à la croissance  durant l’année 2010 et à ce rythme elle peut espérer reprendre  de premier leader des exportations mondiales. </p>
<p><strong>2- Quel est le poids de la coopération ? </strong></p>
<p> Le PIB algérien d’environ 160 milliards de dollars représente 4% du PIB allemand   et les exportations algériennes (fonction du cours  des hydrocarbures) en 2009 représentent également environ 4%.  Au chapitre commercial, selon certaines informations, le volume des échanges a atteint, au cours des années 2007 et 2008, un niveau « appréciable » avec respectivement 1,32 milliard de dollars et 2,76 milliards de dollars. </p>
<p>Pour l’année 2009, les échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Allemagne ont atteint 2,96 milliards de dollars, soit une augmentation de 7%, relève-t-on. Durant la même année, une baisse « substantielle » des exportations algériennes vers l’Allemagne a été enregistrée (-109 millions de dollars). Pour le premier semestre 2010, l’Allemagne a occupé le 4e rang parmi les fournisseurs de l’Algérie avec 1,276 milliard de dollars, soit -12,9% par rapport à 2009. </p>
<p>On souligne aussi que l’Allemagne ne figure pas dans le classement des 15 premiers clients de l’Algérie du premier semestre 2010, ce qui signifie que les exportations algériennes vers ce pays est inférieur à 203 millions de dollars. Comme on le constate  les échanges entre les deux  sont insignifiants eu égard aux importantes potentialités, l’Allemagne étant surtout orientée ver les ex pays  communistes d e l’Est  de l’Europe, la Russie et l’Asie notamment la Chine. </p>
<p><strong>3- Quelles sont les  perspectives de coopération entre l’Algérie et l’Allemagne ?</strong></p>
<p>Selon des chiffres avancés par l&#8217;AHK, quelque 200 sociétés allemandes sont implantées en Algérie. Elles évoluent dans différents secteurs d&#8217;activité entre autres l&#8217;énergie, les services, l&#8217;hydraulique, le transport et les technologies de la construction. L’Algérie importe essentiellement de ce pays des équipements mécaniques, électriques, sidérurgiques, des véhicules et des produits chimiques et des graisses. </p>
<p>Les exportations algériennes sont, à l’inverse, constituées essentiellement des hydrocarbures (pétrole et gaz) et dérivés. La volonté politique « partagée » par les deux capitales et leurs intérêts économiques et géostratégiques respectifs, « restent, malgré la crise économique et financière mondiale, favorables au renforcement des échanges économiques et de la coopération bilatérale dans plusieurs secteurs porteurs ».L’objectif essentiel  est de renforcer le partenariat, tout en étudiant le marché économique des deux pays afin de rechercher les opportunités de coopération en vue d’accroître les échanges commerciaux et la coopération bilatérale notamment  dans le secteur de l’énergie (solaire, éolienne et photovoltaïque) et des technologies. </p>
<p>Dans le domaine scientifique, l’Allemand Solar-Institut de Julich (SIJ) mène un projet de réalisation d’une tour solaire thermoélectronique à Tipasa, en collaboration avec le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER).L’accord relatif à ce projet a été signé et les travaux de réalisation, financés en grande partie par l’Allemagne, débuteront au courant du premier trimestre 2011. Un autre projet, « Desertec », évalué à 400 milliards de dollars, destiné à exploiter le potentiel solaire de l’Algérie pour produire de l’énergie alternative, représente également un grand intérêt pour l’Allemagne, leader mondial dans le domaine des énergies nouvelles. </p>
<p>Intitulée «Concentrating Solar Power for the Mediterranean Région» (MED-CSP), l’étude vise à démontrer la faisabilité du concept «Desertec» imaginé par le réseau international TREC (Trans-Mediterranean Renewable Energy Coopération) créé en 2003 par le Club de Rome.Le projet «Desertec» a pour objectif, d’une part l’accélération de la production d’électricité et d’eau dessalée à partir de centrales thermo-solaires et d’éoliennes, situées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et, à partir de 2020, le transport de cette électricité verte jusqu’en Europe, d’autre part. L’Algérie, bien qu’existe plusieurs options concurrentes,  française, et récemment  japonaise,  à travers la voix de son Ministre de l’Energie vient de faire savoir en ce début de décembre 2010, qu’elle accordait pour les prochaines années  la priorité aux énergies renouvelables et devrait dynamiser  l’agence NEAL (une filiale de Sonelgaz) qui a été créée par l’Etat dans le but de promouvoir les énergies renouvelables et en en relation avec  le Centre algérien de développement des énergies renouvelables (CDER) qui  entretient des relations de partenariat et de coopération privilégiées avec des firmes et des institutions énergétiques  dont allemandes. </p>
<p>Aussi, parallèlement dans le cadre d’un partenariat gagnant/gagnant dans divers domaines  en intégrant l’accumulation du savoir faire technologique et managérial des algériens. ,l’on  pourrait  aboutir à la conclusion de contrats de coopération avec des entreprises algériennes dans d’autres filières  où l’Algérie a un avantage comparatif mondial , car nous sommes à l’ère de la mondialisation,, à travers la  bourse de coopération algéro-allemande récemment crée . Notons récemment le déplacement  d’entreprises allemandes à Alger,  dont la firme Messer spécialisée dans la production et la distribution des gaz industriels, la société PWT versée dans la construction d’installations de traitement de l’eau, l’entreprise Braun travaillant dans les équipements et les produits de la santé (anesthésie, médecine intensive, cardiologie, la chirurgie et le traitement sanguin extracorporel…) et la société NIPAG qui construit des installations et dispositions de traitement de l’air vicié (purificateurs, séparateurs, des tamis moléculaires et des installations à plasma non thermique.</p>
<p>En conclusion ,les Allemands qui n’ont pas de contentieux historique avec l’Algérie , privilégiant le pragmatisme et  connus pour leurs franchises  ont fait savoir récemment au gouvernement algérien courant 2010,  qu’ils étaient prêts à intensifier la coopération mais que les dernières mesures gouvernementales de l’Algérie notamment  les 49/51%  étaient contreproductifs, vision administrative, la référence économique la balance devises et l’accumulation du savoir faire organisationnel et technologique des Algériens. </p>
<p>L’économie allemande étant  dominée par le secteur  privé, et l’économie algérienne par la dominance de la bureaucratie qui produit la sphère informelle,  le gouvernement allemand ne peut jouer qu’en tant que régulateur, ne pouvant contraindre ses opérateurs à investir en Algérie si l’environnement des affaires est contraignant supposant une bonne gouvernance e tune visibilité et cohérence de la politique socio- économique du gouvernement algérien. Sous ces réserves, dans la pratique des affaires n’existant pas de sentiments, la coopération algéro-allemande pourrait s’intensifier dans le cadre du respect mutuel. </p>
<p><strong>Docteur Abderrahmane MEBTOUL<br />
Professeur d’Université en management stratégique </strong></p>
<div align="right"><b>Algérie Focus</b></div>
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		<title>L’Algérie, entre aisance financière et inquiétudes pour l’avenir</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Oct 2010 11:43:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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		<description><![CDATA[ Présentation du bilan économique 2004/2009, des perspectives 2010/2014 du premier ministre et du gouverneur devant le parlement 20/21 octobre 2010. Le premier Ministre et le gouverneur de la banque d’Algérie ont présenté le bilan économique devant le parlement les 20/21 octobre 2010]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Présentation du bilan économique 2004/2009, des perspectives 2010/2014 du premier ministre et du gouverneur devant le parlement 20/21 octobre 2010. </strong></p>
<p>Le premier Ministre  et le gouverneur de la banque d’<a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/algerie"title="Algérie" >Algérie</a> ont  présenté le bilan économique devant le parlement les 20/21 octobre 2010. Il s’ensuit les résultats suivants. Au 31/12/2009  les réserves de change  ont été  147,221 milliards de dollars (hors droits de tirage  spéciaux), la dette extérieure globale a été  de   5,413 milliards de dollars,  3,92 milliards de dollars de dette à moyen et long  termes et 1,5 milliard de dollars de dette à court terme, les ressources du fonds de régulation des revenus  ont atteint les 4316,5 DA à la fin 2009 et les réserves  du Trésor  environ  4 milliards de dollars au premier semestre 2010. Après avoir enregistré un excédent record en 2008 avec 34,45 milliards  de dollars, la balance des paiements a enregistré en 2009 un excédent de 0,41  milliards de dollars  et  les exportations d&#8217;hydrocarbures  ont  reculé de manière substantielle en 2009 enregistrant 44,41 milliards  de dollars, soit une baisse de 42,46% par rapport à 2008.  </p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/10/9b19e35341ba.png.png"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/10/b47785ce6150x150.png.png" alt="" title="ba" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-25135" /></a></p>
<p>La Banque d’Algérie a poursuivi l&#8217;absorption de l&#8217;excès des liquidités  bancaires qui se sont stabilisées à 1.100 milliards de dinars par rapport au  premier semestre 2009.  Les importations ont accusé une légère baisse de 1,5 pc en raison du  recul de l&#8217;importation des produits alimentaires (11 pc), les autres produits  de consommation (30, 4 pc), les produits semi-finis (7,2 pc) et les  biens d&#8217;équipement industriels (6,5 pc). La croissance économique  aurait été  de  2,4% du PIB global estimé à 10017,5  milliard de dinars soit 130 milliards de dollars  et  les secteurs hors hydrocarbures ont réalisé  en 2009  une croissance de 9,3 du PIB (une hausse de 3 points par rapport à 2008 )  l&#8217;année précédente)  dont pour   l&#8217;agriculture (20%), les services (8,8%), les   bâtiment et des travaux publics (8,7%) avec  la baisse du taux de chômage (10,2%), le gouverneur reconnaissant que , ces performances hors hydrocarbures « restent tributaires des programmes d&#8217;investissement publics alors que l&#8217;économie nationale demeure dépendante des ressources en hydrocarbures et des importations ».     </p>
<p>En dépit du recul enregistré dans les autres pays, l&#8217;inflation,  enregistre  en Algérie son plus haut niveau depuis dix ans (5,7%), tirée par la hausse des prix des produits alimentaires notamment les produits  agricoles frais qui  a remplacé l&#8217;inflation importée en 2009.<br />
Que penser de ces données ?  L’objet de cette contribution est de situer ave objectivité le débat. L’Algérie ne saurait occulter les mutations  mondiales , dont la ,nouvelle restructuration productive mondiale, la guerre récente des monnaies , aspirant adhérer à l’organisation mondiale du commerce ( OMC) et étant  liée  à un  Accord de libre échange avec l’Europe, signé en toute souveraineté par le gouvernement algérien, applicable depuis le 01 septembre 2005 postulant un dégrèvement tarifaire progressif   allant vers zéro horizon 2017/2020 qui aura  un impact sur le choix des projets futurs,  les entreprises algériennes  étant  les plus fragiles du bassin méditerranéen.  </p>
<p>Dans cet Accord,  l’Algérie s’engage à aller résolument vers une économie de marché  qui a ses propres règles de fonctionnement, n’existant pas d’économie de marché spécifique mais des spécificités sociales. Elle s’est engagée  d’aller  vers la libéralisation de son économie, ce qui saurait signifier  ouverture sauvage mais une ouverture maitrisée. Pourtant des divergences se sont manifestées depuis la promulgation des lois de finances complémentaire 2009/2010 encadrant et limitant l’investissement étranger. Dialogue de sourd : l’Algérie reproche à l’Europe  le manque d’enthousiasme dans l’investissement invoquant que  les  baisses tarifaires auraient entraîné  un manque à gagner  de 2 milliards de dollars en 2009  et seraient  de 7 milliards de dollars horizon 2017 selon le document présenté par l’Algérie  le 15 juin 2010 à Bruxelles  lors de l’évaluation de l’Accord et l’Europe  reproche à l’Algérie le manque  de visibilité dans les  réformes micro-économiques et  institutionnelles. </p>
<p>Les contraintes seront plus dures si l’Algérie adhère à l’organisation mondiale du commerce (OMC). Le nombre de questions posées à l’Algérie lors des négociations ayant  certes  baissé,  pour fin 2009,  étant passé de 325, à 96, mais  restent les questions fondamentales toujours en suspens posées surtout par l’Europe et les Etats-Unis d’Amérique, comme la dualité des prix du gaz, la libéralisation des services,  la libre circulation des biens et des capitaux et une nette volonté <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/politique"title="Actualité Politique" >politique</a>  d’accélérer le processus de  privatisation   des segments concurrentiels.<br />
Concernant la situation socio-économique, je fais le constat suivant :    </p>
<p><strong>1.-</strong> La  population algérienne était de 35,6 millions d’habitants au 1er janvier 2010  et l’Office  des statistiques ((ONS) prévoit une population de 36,3 millions d’habitants au 1er janvier 2011. Concernant la structure de la population, la répartition par âge fait ressortir que la population âgée de moins de 15 ans constitue 28,2% de la population totale et celle de moins de 5 ans, 10%, ce qui témoigne de l’augmentation récente de la natalité. </p>
<p>La population active  devrait dépasser les dix ( 10)  millions  et la demande d’emplois additionnelle varierait  entre 300.000 à 400.000 personnes  par an, nombre  d’ailleurs sous estimé puisque le calcul de l’ONS applique un taux  largement inférieur  pour les taux d’activité à  la population féminine,  représentant pourtant la moitié de la population  active  et dont la scolarisation est en forte hausse. Pourtant le taux de chômage  officiel est estimé à 10,2% en 2009 contre 11,3% en 2008 mais incluant les sureffectifs des administrations, des entreprises publiques, les emplois dans la  sphère informelle et les activités temporaires de moins de six (6) mois en majorité   des emplois improductifs   refaire les  trottoirs ou désherber les routes. </p>
<p><strong>2-</strong> Le taux d’emploi est fonction  du taux de croissance et des structures  des taux de  productivité. Selon les données statistiques  tant de l’ ONS   que le  bilan officiel  de la situation socio-économique  du  Ministère des Finances diffusé lors de l’audience  du président de la République le 25 août 2010 ,  malgré une injection massive de la dépense publique , l’Etat  dépense  2 fois plus que la moyenne des pays émergents d’Asie avec des résultats deux fois moindres. </p>
<p>Le taux de croissance global de l’économie est relativement faible, sachant qu’un accroissement par rapport à un taux de croissance faible de l’année précédente (ce qui est le cas de l’Algérie) donne toujours en valeur relative un taux de croissance faible même si le taux est supérieur l’année qui suit. Il aurait été de 2% en 2007/2008, 3% en 2009, (contre 5% entre 2005/2006)  et selon  les prévisions internationales à 4 % en 2010, à 3,5% en 2011 et à 3,6% entre 2012 et 2014. Le produit intérieur brut en valeur nominale est  de 154,4 milliards de dollars en 2009  et il est  prévu à  161,9 milliards de dollars fin 2010 selon le FMI, montant en contradiction avec celui annoncé par le gouverneur de la banque d’Algérie car il faut raisonner  à prix constants et non à prix courants de peu de signification ( déflater par la hausse des prix à la production). </p>
<p>Hors hydrocarbures, le taux de croissance officiel a été pour 2009  de 9,3%  contre 6% en 2008 tiré essentiellement par l’agriculture  et le BTPH, la loi de  finances 2011 adoptée en conseil des ministres le 28 septembre 2010 donnant une prévision pour 2011 de   4% de  taux de croissance du PIB   dont 6% hors hydrocarbures. </p>
<p>Face à ces données officielles notamment  du taux de croissance,  l’on  peut démontrer aisément   à partir du renversement  de la matrice du tableau d’échange inter- industriel  que la rente des hydrocarbures  participe pour plus de 80% directement et indirectement à travers la dépense publique au taux de croissance officiel, ne restant aux seuls créateurs der richesses  que moins de 20% dans la  création de la valeur. Entre le taux de croissance  réel  et le taux de chômage officiel, nos calculs donnant   un taux de chômage  corrigé  bien plus important </p>
<p><strong>3.-</strong> Pour le gouvernement, le taux d’inflation a été de 1,6 % en 2005, 3% en 2006, à 3,5 % en 2007, 4,5% en 2008,  5,7% en 2009 et 5,4%  en glissement annuel  pour   2010.  Or, selon un document relatif à une étude sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, du centre de recherche américain, Casey Research en date du 6 mars 2008, le taux d’inflation en Algérie serait  12 %  pour  l’année 2008, contre une moyenne de 7/8% au niveau de la région Mena. </p>
<p>Le taux d’inflation officiel repose sur un indice largement dépassé, alors que le besoin est historiquement daté.  Un agrégat  global comme le revenu national par tête d’habitant  peut voiler d’importantes  disparités  entre  les différentes couches sociales. Une analyse  pertinente doit   lier le processus d’accumulation la répartition du revenu  et le modèle de consommation par couches sociales. Certes,   le SNMG  a plus que doublé en passant de 6.000 à 15 000 dinars ces dernières années, à prix courants, mais  devant déflater par le taux d’inflation réel pour déterminer le véritable  pouvoir d’achat. </p>
<p>Aussi, une interrogation s’impose : comment est-ce qu’un Algérien, qui vit au SNMG, (140 euros par  mois, soit 4  euros par jour alors que le kilo de viande est depuis les six mois de 2010   de 10 euros) fait face aux dépenses incontournables : alimentation, transport, santé, éducation. La cellule familiale, paradoxalement,la crise du logement (même marmite, même charges)  et  les transferts sociaux qui atteindront plus de 1.200 milliards DA en 2011, soit 18% du budget général de l&#8217;Etat et plus de 10% du PIB (taux identique entre 2009/2010)  jouent temporairement  comme tampon social ?</p>
<p><strong>4-</strong> Les exportations pour 97,6% en 2009  représentées par les hydrocarbures libellées en dollars, d’où l’importance d’être attentif  aux fluctuations    des taux de change au niveau international, ont reculé  d’environ 40% en 2009 par rapport à 2008. Selon le  bilan de Sonatrach ,  en valeur, les exportations de l’année 2009 se sont élevées   à 44,3 milliards de dollars contre 76,9 milliards de dollars en 2008, les   prix du pétrole brut étant, en moyenne annuelle, à 61,5 dollars le baril en 2009 contre 99,2 dollars le baril  en 2008. Selon le Centre national de l&#8217;informatique et des statistiques (CNIS), du 22 janvier 2010  les  exportations hors- hydrocarbures,  demeurent  très marginales  avec seulement 2,4% des exportations globales, soit l&#8217;équivalent de 1,05 milliard de dollars, enregistrant une diminution de 46% en 2009 par rapport à 2008. </p>
<p>Concernant  justement les importations, dont 60%  environ libellées en euros, ( toute augmentation de la valeur d’euros gonflant la facture d’importation) ,  nous avons assisté à  une  légère diminution de 0,95%, celles-ci ayant atteint 39,10 milliards de dollars en 2009 contre 39,47 milliards de dollars en 2008, montrant clairement  que les mesures édictées dans le cadre de la loi des finances complémentaire  n’ont  qu&#8217;un impact plus que limité sur l&#8217;évolution da la valeur de nos importations, l’essence de la hausse  des importations étant l’envolée de la dépense publique. </p>
<p><strong>5-</strong>Le bilan de l’investissement productif est mitigé. Selon les chiffres communiqués par l’Agence de développement des investissements, ANDI, fin juillet 2010, les déclarations d’investissement local, en termes de projets et non de réalisation, sont  passées de 11.000 projets en 2007, à 17.000 en 2008, pour  atteindre le chiffre symbolique de 20.000 en 2009 mais avec 1% seulement d’IDE. </p>
<p>De ces projets, les chiffres avancés par l’ANDI, indiquent que ce sont les projets locaux qui sont dominants  avec 99% des déclarations de projets. Pour ce qui est de la répartition des projets par secteur, c’est celui des transports qui attire le plus d’investissements depuis 2009 avec  60%  en majorité  des micro- projets, suivi  par le secteur du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique (16 %), du secteur de l&#8217;industrie (10 %), celui de l&#8217;agriculture (2 %).  Le nombre de projets  étrangers déclarés  en intention a  été  de 694 projets en 2008,  dont 387 projets dans le secteur de l’industrie  pour un  montant en valeurs monétaires dérisoire,  estimé à  88 millions dinars (moins de 1 million d’euros). D’une manière générale  les investissements directs étrangers significatifs  réalisés restent insignifiants en dehors des hydrocarbures, avec un déclin  en 2009, 4 projets  d’IDE.<br />
<strong><br />
6- </strong>L’économie se caractérise par  un secteur public hypertrophié par rapport au secteur privé  et la dominance du secteur informel contrôlant environ  40% de la masse monétaire en circulation moyenne 2008/2009, employant  plus de 25% de la population active avec une contribution dans la formation du PIB (produit intérieur brut) hors hydrocarbures  de 20 à 25%.   Environ 42% des effectifs ne sont pas déclarés et 30% de leur chiffre d’affaires échappent au fisc dépassant  200 milliards de dinars annuellement, soit au cours actuel  2,6 milliards de dollars selon  l’UGCAA. </p>
<p>Cette organisation  précise dans son rapport de 2009 que 80% des transactions commerciales se font sans aucune facturation,  70 à 80% des transactions utilisent le « cash », comme moyen de payement, que près de 900 000 sur les 1,2 million de commerçants inscrits au CNRC ne payent pas leurs cotisations à la Casnos et que  l’approvisionnement des 2/3 de la population provient de la sphère informelle. Et selon le rapport du 15 septembre 2010 suite à  l’enquête menée par la Direction générale des impôts (DGI) sur les opérateurs du commerce extérieur environ  11 mille entreprises n’ont pas payé leurs impôts en 2009, sur une liste  29 mille opérateurs interdits de domiciliation bancaire et d’exercer des activités du commerce extérieur. </p>
<p><strong>7-</strong> Le pays est fortement  dépendant  des biens de capital et  des biens de  consommation intermédiaires et finaux  presque tous importés   n’ayant   pas jeté les bases d’un appareil productif capable d’affronter la concurrence internationale et les  tendances relatives des grands agrégats économiques  bien que positives, révèlent une macroéconomie sous contrôle relatif. Les hydrocarbures  représentent l’essentiel des exportations et la  persistance des déficits publics a produit un système d’éviction sur l’investissement  productif et une  dette publique intérieure et extérieure épongée artificiellement par la rente des hydrocarbures. </p>
<p>Devant être attentif pour toute analyse objective  à la balance des  paiements  et non uniquement à la balance commerciale, le niveau de la  dette extérieure à moyen et long terme est estimé à 3,92 milliards de dollars au 31/12/2009  (principal et  service de la dette)  et le  montant poste assistance technique  étrangère de 4 milliards de dollars en 2004 à 11 milliards de dollars entre 2008/2009. </p>
<p>Le montant des réserves de change, signe monétaire dues à des facteurs exogènes et non signe du développement,  composée des réserves de change à hauteur de 46% en dollars et à 42% en euros, le reste étant constitué d&#8217;autres monnaies étrangères à l&#8217;image de la livre sterling et le yen japonais, dont  80% environ placées à l’étranger , notamment en bons de trésor américains et européens,  ont été  estimées à 56 milliards de dollars en 2005, 77,78 milliards en 2006, 110 milliards en 2007 et à 138,35 milliards de dollars en 2008et pour 2009 à 147,2 milliards de dollars US .</p>
<p><strong>8-</strong> La dépense publique est passée  successivement de 55 milliards de dollars en 2004, à 100 milliards de dollars en 2005  puis à 140 milliards de dollars fin 2006 et qui a été clôturée entre 2004/2009 à 200 milliards de dollars mais faute de bilan on ne sait pas si l’intégralité de ce montant a été dépensé. Quant au programme d’investissements publics 2010/2014, le gouvernement a retenu des engagements financiers de l’ordre de 21.214 milliards de DA (ou l’équivalent de 286 milliards de dollars) et concerne deux volets, à savoir le parachèvement des grands projets déjà entamés entre 2004/2009, l’équivalent à 130 milliards de dollars (46%) et l’engagement de projets nouveaux pour un montant de 11.534 milliards de DA soit l’équivalent de près de 156 milliards de dollars. </p>
<p>Qu’en sera-t-il des restes à réaliser pour les nouveaux projets inscrits au 31/12/2004 à la fois faute de capacités d’absorption et  d’une  gestion défectueuse ?  Face à ces dépenses, le montant du fonds de régulation des recettes géré par le trésor, différence entre le prix réel des hydrocarbures et le prix fixé par la loi de fiances (37 dollars) à ne pas confondre avec les fonds souverains qui sont des fonds d’investissement (le gouvernement algérien  ayant écarté le recours à  cette procédure), est passé  de 4 280 milliards de DA, à  fin décembre 2008, à 4 316 milliards de DA, à fin décembre 2009. </p>
<p>En cas d’un cours  des hydrocarbures inférieur à 70 dollars à prix constants, et d’un cours  de cession du gaz inférieur à 9/10 dollars le MBTU, si on n’arrive pas à mobiliser d’autres fonds  à travers d’autres circuits, le déficit du Trésor pourrait atteindre 3615 milliards de dinars dans un proche avenir, ce déficit ne pouvant  qu’être couvert qu’à travers le recours au Fond de régulation des recettes qui seront puisés du même fonds, ce qui réduirait  ses réserves à 665 milliards de dinars. </p>
<p>La loi de finances 2011 confirme cette tendance lourde , puisque  le  budget de l’Etat pour 2011, nous avons des recettes pour  2 992  milliards  de dinars soit 29,7  milliards d’euros  de recettes ( 38 milliards de dollars)  contre des dépenses  de 6 605   milliards de dinars  soit 65, 520  milliards d’euros  (88 milliards de dollars), la différence  3613 milliards  de dinars , soit 36, milliards d’euros ou 48 milliards de dollars US devant être couverte partiellement par le fonds de régulation des recettes. </p>
<p>Le rapport de la Banque mondiale 2008 remis aux autorités algériennes montre clairement, à partir d’enquêtes précises sur le terrain, la faible efficacité de la dépense publique du programme de soutien à la relance économique. D’où les effets mitigés  de la dépense publique  et les réévaluations  permanentes qui ,  sans être exhaustif, sont les suivantes : l’existence d’un décalage entre la planification budgétaire et les priorités sectorielles ; l’absence d’interventions efficaces dues à un morcellement du budget résultant de la séparation entre le budget d’investissement et le budget de fonctionnement ; des passifs éventuels potentiellement importants ; des écarts considérables entre les budgets d’investissement approuvés et les budgets exécutés ; des longs retards et des surcoûts pendant l’exécution des projets. </p>
<p>Pour la formulation, l’Algérie utilise un système de classification obsolète avec la  lourdeur des procédures  qui empêchent la clôture rapide de la période de fin d’exercice pour l’arrêt du budget du fait  que le système de gestion budgétaire du  pays est inadapté  et a besoin d’être considérablement revu , ces surcoûts de transaction  étant amplifiés par les longs circuits d’information, avec  le chevauchement des responsabilités entre les diverses autorités et parties prenantes (25 commissions ministérielles et 48 commissions de wilaya dans le cas du PSRE).  </p>
<p>Le  guide de management des grands projets d&#8217;infrastructures économiques et sociales élaboré en 2010 par la caisse nationale d&#8217;équipement pour le développement (CNED) sur le contrôle financier et la dépense d&#8217;équipement, stipulant que toutes les études de maturation des projets  devront être  validées par la CNED, avant le lancement des projets, et la soumission de toute réévaluation des projets au delà de 15%, à l&#8217;aval du Conseil des ministres, contribueront ils à affiner l&#8217;action des pouvoirs publics en matière d&#8217;efficience des dépenses publiques ? Ces mesures mettront- elles fin au gaspillage des ressources eu égard au surcoût  caractérisant la majorité des   mégaprojets ? </p>
<p><strong>9- </strong>Les banques algériennes n’arrivent pas à concurrencer sérieusement leurs consœurs <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/maroc"title="Maroc" >maroc</a>aines et égyptiennes, selon  « d’African Business », de septembre 2010, dans son  dossier « Africa’s Top 100 Banks 2010. Le système financier algérien est dans l’incapacité  d’autonomiser la sphère financière de la sphère publique, cette dernière étant  totalement articulée à la sphère publique  dont l’Etat est actionnaire à 100%, le privé local  ou international étant marginal, et les dernières mesures contenues dans la loi  de finances 2010 devraient encore le restreindre. </p>
<p>Après plus de 10 années d&#8217;ouverture,  le marché bancaire algérien selon le rapport de la banque d’Algérie, de 2009 se compose de six  banques publiques  et de quatorze banques privées, mais ne devant pas  confondre l&#8217;importance du nombre de banques privées actives en Algérie, puisque 90% du financement de l&#8217;économie algérienne  dont 100% secteur public et plus de 77%  secteur  privé, se fait par les banques publiques  avec une concentration  au niveau des actifs de plus  de 39% au niveau d&#8217;une seule banque, la BEA, communément appelé la banque de la Sonatrach. Seulement 10% du financement de l&#8217;économie sont pris en charge par les  banques privées, (moins de 6000 personnes sur un total d&#8217;emplois de plus de 35.000) avec une concentration  de plus   de 52% toujours pour les  actifs pour trois banques. </p>
<p>De ce fait, le passage du Remdoc au crédit documentaire Crédoc,  introduit par les lois de finances  2009/2010 comme seul mode de financement, outre qu’il ne garantit pas la traçabilité  existante déjà au niveau du Remdoc, procédure  normale sous d’autres cieux, peut devenir  d’ une efficacité limitée pénalisant bon nombre  de PMI/PMI  majoritaires en Algérie qui n’ont pas de couvertures financières suffisantes, et  obligeant bon nombre  de grandes entreprises  publiques faute de management stratégique, à des surstocks  coûteux. La raison fondamentale  est que le  système financier algérien bureaucratisé (guichets administratifs)  est  déconnecté  des réseaux internationaux expliquant d’ailleurs le peu d’impact de la crise financière mondiale sur l’Algérie, démontrant une économie sous perfusion de la rente des hydrocarbures,  les banques prenant peu de risques dans l’accompagnement des investisseurs potentiels.<br />
<strong><br />
10-</strong> Nous assistons  à un  environnement des affaires contraignant. Dans son rapport  du 9 septembre 2010, le World Economic Forum (WEF-Forum économique mondial), classe l’Algérie la 86ème place avec un score de 3,96  pour sa  compétitivité. La  Deutsche Bank à partir  de critères dont  la stabilité macroéconomique et socio- politique , la diversité et la solidité du secteur bancaire et financier, le climat des affaires, l’ouverture économique, le cadrage juridique des investissements étrangers qui après avoir estimé dans son rapport de  2007 que l’Algérie est en passe de devenir une puissance émergente au sein  de  la région du Maghreb, revoit sa position dans son rapport de 2010  et  déclassera l’Algérie  qui  occupe dorénavant  le dernier  du classement des pays de l’Afrique du Nord,  juste devant la Libye. </p>
<p>La Compagnie française d’assurance spécialisée dans l’assurance-crédit à l’exportation (Coface), a mis sous surveillance négative de la note B, environnement des affaires de l’Algérie dans son  rapport de fin  juillet 2010, précisant  que « les politiques restrictives à l’égard des importations et des Investissements Directs Etrangers justifient, la mise sous surveillance négative de la note B environnement des affaire ». </p>
<p>La Coface indique avoir observé depuis juillet 2009, une dégradation du climat des affaires que des dispositions plus récentes n’ont fait que confirmer. «Les mesures prises pour limiter les importations et les sorties de capitaux, pénalisent les opérateurs, en renchérissant et en retardant leurs approvisionnements. Elles ont, en outre, accru le poids d’une bureaucratie déjà trop importante. Le climat des affaires pâtit également et des restrictions s’appliquant aux investissements étrangers, qui rend le pays de moins en moins attractif, alors que l’économie en a le plus grand besoin pour créer des emplois et de la croissance», souligne la Coface. </p>
<p>Ces diagnostics vont dans le même sens  que  le  rapport établi par le groupe de la Banque mondiale (BM) « Investing Across Borders 2010 », soulignant que des lois trop restrictives ou encore désuètes sont des  obstacles  aux investissements, soulignant que leur mise en œuvre peut engendrer des coûts additionnels pour les investisseurs et celui de Doing Business  dans  son édition 2010  qui  apprécie encore une fois assez négativement l’économie algérienne, notamment dans ses deux chapitres liés au climat des affaires en Algérie soustrayant  même deux points à  l’Algérie par rapport à 2009, la reléguant à la 136ème place sur les 183 évalués dans le cadre du classement des meilleurs élèves dans le domaine des facilités accordées à l’investissement. </p>
<p>De plus, il est à noter que le classement 2010 ne prend pas en considération les mesures prises dans le cadre de la LFC 2009 intervenues alors que les données du Doing Business étaient déjà collectées, ce qui laisse présager que le classement de 2011 favorisera encore moins l’Algérie. Selon ce rapport, l’Algérie doit d’améliorer sa compétitivité du point de vue de la sophistication des affaires (128ème place), de l’efficience du marché du travail (127ème place), de l’efficience du marché des biens (126ème place), du développement technologique (123ème place), du point de vue des institutions (115ème place) , de l’innovation (114ème place) et de l’enseignement supérieur et de la formation (102ème place). </p>
<p>Le rapport note une détérioration du climat des affaires en 2009 où l’Etat algérien émet des signaux contradictoires particulièrement en matière de la promotion de l’investissement privé national et étranger. A part le secteur des hydrocarbures, celui des télécommunications, certains segments des services à rentabilité immédiate,  l’Algérie ne semble guère intéresser les investisseurs étrangers.<br />
<strong><br />
11- </strong>L’indice du développement humain beaucoup plus fiable que le produit intérieur brut (PIB), voilant d’importantes disparités  tant intersectorielles que socio- professionnelles  lui préférant l’indice du développement humain, indicateur  beaucoup plus fiable où l’Algérie a perdu 4 places, passant de la 100 ème  place, en 2008, à la 104ème en 2009, lit-on dans le rapport du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) de 2010. </p>
<p>C’est ainsi que l’Algérie est classée parmi les pays dont le développement humain est qualifié de  moyen. Cette détérioration de l’indice du développement humain  est corroborée officiellement par une enquête réalisée par l’Office national des statistiques en 2009, qui  précise qu’au  quatrième trimestre de l’année 2009, plus de la moitié de la population en activité était dépourvue de couverture sociale, et  50,4% de l’ensemble des travailleurs n’étaient pas déclarés à la Caisse nationale des assurances sociales (Cnas). </p>
<p>Sur les 9.472.000 occupés, enregistrés au 4e trimestre de l’année 2009, 4778.000 personnes ne sont pas affiliées au régime de la sécurité sociale, soit un occupé sur deux. L’enquête  fait  apparaître que près de cinq millions d’Algériens sont en situation de précarité, ne pouvant ni se faire rembourser leurs frais médicaux et encore moins de pouvoir bénéficier d’une retraite décente puisque les entreprises qui les emploient ne s’acquittent pas de leurs frais de cotisations. </p>
<p>L’ONS montre que le phénomène touche en priorité le monde rural dont la proportion a atteint les 60% tandis qu’en zones urbaines les travailleurs non affiliés à la caisse de sécurité sociale représentent 46, % de la population activant au noir, avec 89% dans le secteur de l’agriculture et  79,8% dans celui du bâtiment et des travaux publics. Cette situation, si elle venait à persister,  fragiliserait  la situation  des finances de la Caisse nationale des assurances sociales(CNAS) et  mettrait  indiscutablement en danger  l’existence même du système de régime des retraites en cas de chute des recettes des hydrocarbures. </p>
<p><strong>12-</strong> Dans le cadre, de la bonne gouvernance, l’organisation internationale Transparency International dans son indice de perception de la corruption dans son rapport annuel paru le 17 novembre 2009, classe, ironie de l’histoire, l’Algérie et l’Egypte sur un même pied d’égalité comme les pays connaissant un haut degré de corruption avec un score déplorable de 2,8 sur 10, tous les deux se retrouvant à la 111ème place sur 180 pays.  L’on sait que les auteurs de l’IPC considèrent qu’une note inférieure à 3 signifie l’existence d’un « haut niveau de corruption  au sein  des institutions de l’Etat » et que des affaires  saines à même d’induire un développement durable ne peuvent avoir lieu, cette corruption favorisant surtout les activités spéculatives. </p>
<p>Ainsi, l’Algérie  par rapport à 2008, chute de 3,2 à 2,8 sur 10 allant de la 92ème place en 2008 à la 111ème en 2009,  perdant  20 places, ce qui la ramène à l’année 2005 où elle avait obtenu une note de 2,8 sur 10.  Toujours au niveau des rapports internationaux, une   récente étude datant de mars 2010  réalisée par la Global Financial Integrity (GFI) et publiée à Washington DC (USA), a classé  l’Algérie au troisième rang au niveau continental, des pays ayant un haut débit de sortie financière illicite.  </p>
<p>Intitulée « les flux financiers illicites en provenance d’Afrique: ressource cachée pour le développement », l’étude s’est concentrée davantage sur les sorties financières illicites d’une seule source  » mauvaise évaluation des prix du commerce ». Réalisée sur la période s’étalant de 1970 à 2008, cette étude a relevé que l’Afrique a perdu plus de 1,8 billions de dollars de sorties financières illicites en plaçant le Nigeria au sommet de l’échelle  avec 89,5 milliards de dollars, suivi de  d’Egypte (70,5), l’Algérie (25,7), le Maroc (25), et l’Afrique du Sud (24,9). </p>
<p>Ainsi,  le flux massif de capitaux illicites hors de l’Afrique dont l’Algérie  est facilité par un système d’ombre financier mondial, comprenant les paradis fiscaux, territoires à secret, les sociétés déguisées, les comptes anonymes et des fondations fictives Selon la même étude, cette sortie de fonds épuise les réserves en devises, accroît l’inflation, réduit les rentrées fiscales, annule l’investissement, et compromet le libre-échange. Son plus grand impact a été relevé, notamment, sur ceux qui sont au bas des barèmes de revenus dans leurs pays, la suppression des ressources qui pourraient être utilisées pour réduire la pauvreté et la croissance économique. </p>
<p>Ce rapport insiste sur la nécessaire transparence pour restreindre la tendance de cette sortie de fonds et également la concertation internationale autour de ce phénomène,  car, s’il y a des  pays corrompus il y a forcément  des  pays plus corrupteurs que d’autres.</p>
<p><strong>13-</strong> Face à cette situation, nous assistons tant à une instabilité juridique  perpétuelle qu’à un changement de politique économique, facteurs liés, qui limitent les secteurs dynamiques et découragent les entrepreneurs publics et privés  dans le cadre de l’allocation sectorielle d’investissement, les orientant  vers les activités spéculatives. Du point de vue organisationnel, après les sociétés publiques (1965/1997), en  1988, l’Etat crée 8 fonds de participation qui étaient chargés de gérer les portefeuilles de l&#8217;Etat  et  en 1996,  11 holdings en plus des 5 régionaux avec un Conseil national des privatisations. </p>
<p>En 2000, nous assistons à leurs fusions en 5 méga holdings et la suppression du Conseil national des privatisations.  En  2001,  l’Etat algérien  dissout les holdings  et met en place  des  sociétés  de gestion  des participations (SGP) chargées à la fois  de la privatisation et les capitaux marchands de l’Etat, dont 11 établissements financiers relativement autonomes.  </p>
<p>Lors de différents Conseils de gouvernements tenus durant toute l&#8217;année 2007, une nouvelle organisation est proposée par le ministère de la Promotion de l&#8217;Investissement, ( les deux grandes sociétés hydrocarbures Sonatrach  et Sonelgaz, régies par des lois spécifiques n’étant pas concernées), articulée autour de quatre grands segments : des sociétés de développement économique qui relèvent de la gestion  exclusive de l’Etat gestionnaire ; des sociétés de promotion et de développement en favorisant le partenariat avec le  secteur privé international et national ; des sociétés de participation de l’Etat appelées à être privatisées à terme; et enfin, une société chargée de la liquidation des entreprises structurellement déficitaires. </p>
<p>Courant février 2008, cette proposition d&#8217;organisation, qui n&#8217;a pas fait l&#8217;unanimité au sein du gouvernement et certainement au niveau de différentes sphères du pouvoir, est abandonnée. Aussi, après la feuille de route que s’était  tracée l’ex ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements (MIPI), n’ayant  pas recueilli le consentement, annonce officiellement  fin 2009, la dissolution prochaine  des SGP devant revenir  à l’ancienne tutelle des Ministères. </p>
<p>Parallèlement, l’on assiste au  gel des  privatisations, dont d’ailleurs , le bilan  est dérisoire faute  d’un non consensus au niveau des différentes sphères du pouvoir,  puisque  477 sociétés ont été privatisées depuis 2003 sur plus de 1200 jusqu&#8217;au premier trimestre de l&#8217;année 2008 concernant  des unités marginales,ayant permis au trésor public seulement 140 milliard de dinars (1,8 milliard de dollars). Cette évolution organisationnelle  des capitaux marchands de l’Etat, ne peut être séparée des différentes politiques économiques entre 1963/2010. Ainsi face à cette situation le gouvernement algérien depuis 2009 entreprend une nouvelle réorientation  de sa politique économique.</p>
<p>En conclusion, les  nouvelles mesures projectionnistes  permettront –elles de relancer  l’outil de production  et  les entreprises nationales, pourront-elles répondre aux défis liés à la réalisation du programme de développement national 2010/2014 de 286 milliards de dollars analysé précédemment ? Doit-on continuer toujours d’assainir ou n’est-il pas préférable de projeter des investissements nouveaux  pouvant tenir tête à la concurrence internationale ? Les entreprises locales profiteront –elles de cette situation  de rente  pour pousser à une meilleure intégration   et  combien d’entreprises publiques et privées locales ont –elles des laboratoires de recherche appliquée digne de ce nom y compris Sonatrach ? </p>
<p>Aussi, de  plus en plus d’experts algériens  recommandent  qu’au lieu de cette vision juridique peu opérante des 49/51% lui soient  substitués  la balance devises excédentaire et  l’apport technologique et manageriel pour tout investissement étranger. A cela s’ajoute la nécessaire  cohérence et  visibilité qui sont les principes cardinaux du monde des affaires. Faute de quoi, ces  mesures auront  un impact très mitigé  sur l’accumulation c&#8217;est-à-dire le développement futur du pays. </p>
<p>Après une période d’ouverture 2000/2007, depuis 2008/2010, l’Etat algérien affiche nettement  une volonté de retourner au tout Etat gestionnaire  en restreignant les libertés économiques. Le pouvoir d’Etat  veut  tout régenter, limiter l’autonomie des entreprises publiques, soumette le secteur privé local  à sa propre logique et  également limiter le secteur privé international  avec une logique  essentiellement administrative  juridique-   (participation majoritaire dans le  capital) invoquant le contrôle  des secteurs stratégiques sans délimitations précises. </p>
<p>Toutes les actions  depuis 2009, semblent aller dans ce sens, comme en témoigne  le gel de l’autonomie des entreprises publiques   avec une gestion administré, les gestionnaires publics attendant les ordres d’en haut et de surcroît sans planification  stratégique  des autorités de tutelle. De nombreuses sociétés à capitaux publics sont retournées depuis 2009 dans le giron des ministères de tutelle, mettant fin de fait à leur autonomie. Ce retour au dirigisme inquiète les gestionnaires du secteur public. </p>
<p>Selon nos enquêtes auprès des gestionnaires publics, les  réponses fréquentes sont  les  suivantes : « nos clients sont nos chefs. Ils nous donnent du travail et des ordres. On ne peut pas les contredire, contester une décision, ou refuser un projet parce qu’il n’est pas rentable. On ne peut pas traiter avec eux sur une base économique ; le dirigisme signifie que le politique va primer sur l’économique. Plus inquiétant, des informations font état de la volonté du gouvernement de réduire au maximum les prérogatives des gestionnaires publics au profit des ministres.  </p>
<p>Cette politique fait peur aux gestionnaires publics qui prennent le moins possible d’initiatives pour éviter de se retrouver en prison. Or la définition de l’entreprise et du manager c’est la prise de risque  et sans cela l’on ne peut aller à l’innovation et conquérir des marchés où la concurrence internationale est vivace. Et dans ces conditions est-il possible  de préparer l’après  hydrocarbures ? Il s’agira d’éviter  les graves   dérives et dangers de l&#8217;économie prédatrice et mafieuse afin  qu’entre   2010 et 2015, l’Algérie  puisse doubler le produit intérieur brut, soit 320 milliards de dollars à prix constants 2010,  avec une diminution des sections rentes si elle veut éviter  de graves dérives sociales et politiques. Pour cela la bonne gouvernance à tous les niveaux sera déterminante. </p>
<p>Les réformes impliquent donc une  société où domine un Etat  de droit, où c’est  la norme du droit qui devrait reprendre sa place pour légitimer le véritable statut de la citoyenneté. Le  passage de l’Etat de  « soutien » à l’Etat de droit est de mon  point de vue un pari politique majeur car il implique tout simplement un nouveau contrat social  et politique entre la Nation et l’Etat. </p>
<p>En bref,  la présentation du bilan économique 2004/2009  avec le manque de visibilité entre 2010/2014 du gouverneur  et du premier ministre devant le parlement montre clairement un paradoxe : une  aisance financière, du moins à court terme, grâce à des facteurs  exogènes  et non d’une bonne gouvernance  et  des inquiétudes pour l&#8217;avenir de l’Algérie. </p>
<p><strong>Docteur Abderrahmane MEBTOUL , économiste</strong></p>
<div align="right"><b>Algérie Focus</b></div>
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		<title>Les Prix Nobel d’économie et la crise mondiale</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 12:09:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ En 2009 le prix Nobel d’économie a été attribué aux chercheurs qui ont fait le lien entre l’efficacité des institutions, la bonne gouvernance et le développement économique. En 2010 le prix Nobel a été attribué à des recherches sur le marché du travail]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En 2009 le prix Nobel d’économie  a été attribué aux chercheurs qui ont fait le lien entre l’efficacité des institutions, la bonne gouvernance et le développement économique. En 2010 le prix Nobel a été attribué à des recherches sur le marché du travail. Et la crise économique, non encore terminée, parce que structurelle n’est pas étrangère à ces attributions.</strong></p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/10/f02edbf9fcpr.jpg.jpg"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/10/44969e739750x150.jpg.jpg" alt="" title="pr" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-24976" /></a></p>
<p><strong>I- Les prix Nobel  2009 : l’efficacité des institutions et la bonne gouvernance  </strong></p>
<p>Le prix Nobel 2009 a été attribué pour les travaux sur les institutions et la bonne  gouvernance, ce terme « corporate governance », pouvant le  traduire par gouvernance d&#8217;entreprises, ayant au départ  été  utilisé dans les milieux d&#8217;affaires américains. Par la suite, la notion de «urban governance »  s&#8217;est généralisée dans l&#8217;étude du pouvoir local et a fait par ailleurs son apparition à la fin des années 80 dans un autre champ, celui des relations internationales. </p>
<p>Le terme de <em></p>
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		<title>L’intellectuel, l’Etat et la société</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 11:12:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Selon mon humble avis, le rôle de l’intellectuel n’est pas de produire des louanges par la soumission contreproductive pour le pouvoir lui-même en contrepartie d’une distribution de la rente, mais d’émettre des idées constructives, selon sa propre vision du monde, par un discours de vérité pour faire avancer la société. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon mon humble avis, le rôle de l’intellectuel n’est pas de produire des louanges par la soumission  contreproductive pour le pouvoir lui-même  en contrepartie d’une distribution de la rente, mais d’émettre des idées constructives, selon sa propre vision du monde, par un  discours de vérité  pour faire avancer la société. Aussi, toute société qui limite la critique  positive, ne met pas en place des contrepouvoirs <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/politique"title="Actualité Politique" >politique</a>s et sociaux, en s‘appuyant sur des intellectuels organiques aux ordres selon l’expression heureuse de  Antonio Gramsci, est vouée à la décadence car une société sans intellectuels critiques est comme un corps sans âme.</p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/10/9a8f7556f1im1.jpg.jpg"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/10/521bf8e9fd50x150.jpg.jpg" alt="" title="im" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-24782" /></a></p>
<p><strong>I-L’ intellectuel : des définitions ambivalentes</strong></p>
<p>Le mot intellectuel provient du mot latin <em>intellectus</em>, de <em>intellegere</em>, comprendre. La fonction  de l’intellectuel n&#8217;est pas à proprement parler  récente car à l’époque de  la Grèce antique  des leaders charismatiques ,qui font l’intellectuel , se retrouvent  dès la première étape du mouvement social qui comme Gorgias ou Protagoras  ont marqué leur époque par  une  démarche passionnelle de l&#8217;esprit. Dans la littérature française, la naissance du mot est attribuée à Saint Simon au début du 19ème siècle, terme repris par Clémenceau lors de l&#8217;affaire Dreyfus : « intellectuels venus de tous horizons pour se grouper sur une idée ». Ainsi, le  mot « intellectuel » est utilisé souvent  pour désigner quelqu&#8217;un qui s&#8217;engage dans la sphère publique pour défendre des valeurs.  Mais il est intéressant pour la compréhension, de voir les définitions qu’en  donnent  différents grands auteurs qui ont marqué l’histoire contemporaine. </p>
<p>Dans Horizons et débats, numéro 26, juin 2004, le  rôle de l’intellectuel dans la société Joseph M. Kyalangilwa  définit  intellectuel  toute personne, homme ou femme, qui met son intelligence au service de la communauté.  Selon les historiens Pascal Ory et Jean-François Sirinelli, un intellectuel est « un homme du culturel, créateur ou médiateur, mis en situation d’homme du politique, producteur ou consommateur d’idéologie. Raymond Aron, dans L&#8217;Opium des intellectuels (1955), pose cette question du rôle du savant dans la cité,  l&#8217;intellectuel étant un « créateur d&#8217;idées » et doit être un « spectateur engagé » Pour Pierre Bourdieu, dans « Contre-Feux 2, Raisons d’agir, Paris, 2001 » l’ intellectuel ne peut être que collectif : Je cite « l’intellectuel peut et doit remplir d’abord des fonctions négatives, critiques, en travaillant à produire et à disséminer des instruments de défense contre la domination symbolique qui s’arme aujourd’hui, le plus souvent, de l’autorité de la science ; fort de la compétence et de l’autorité du collectif réuni, il peut soumettre le discours dominant à une critique logique qui s’en prend notamment au lexique mais aussi à l’argumentation (&#8230;) ; il peut aussi le soumettre à une critique sociologique, qui prolonge la première, en mettant à jour les déterminants qui pèsent sur les producteurs du discours dominant et sur leurs produits ; il peut enfin opposer une critique proprement scientifique à l’autorité à prétention scientifique des experts, surtout économiques. </p>
<p>Mais, toute la pensée politique critique est donc à reconstruire, et elle ne peut pas être l’œuvre d’un seul, maître à penser livré aux seules ressources de sa pensée singulière, ou porte-parole autorisé par un groupe ou une institution pour porter la parole  supposée des gens sans parole . C’est là que l’intellectuel  collectif peut jouer son rôle irremplaçable, en contribuant à créer les conditions sociales d’une production collective d’utopies réalistes »  </p>
<p>Pour Jean-Paul Sartre, l&#8217;intellectuel « est celui qui refuse d’être le moyen d’un but qui n’est pas le sien  et quelqu&#8217;un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas  et l&#8217;intellectuel ne peut donc être que « de gauche », à condition d&#8217;entendre ce terme dans le sens d&#8217;un désir éthique de justice, et non dans un sens purement politique. Pour Edward Said ( des intellectuels et du pouvoir, Seuil, Paris, 1996), l’intellectuel  n’est ni un pacificateur ni un bâtisseur de consensus, mais quelqu’un qui engage et qui risque tout son être sur la base d’un sens constamment critique, quelqu’un qui refuse quel qu’en soit le prix les formules faciles, les idées toutes faites, les confirmations complaisantes des propos et des actions des gens de pouvoir et autres esprits conventionnels. Le choix majeur auquel l’intellectuel est confronté est le suivant : soit s’allier à la stabilité des vainqueurs et des dominateurs, soit – et c’est le chemin le plus difficile – considérer cette stabilité comme alarmante, une situation qui menace les faibles et les perdants de totale extinction, et prendre en compte l’expérience de leur subordination ainsi que le souvenir des voix et personnes oubliées.</p>
<p><strong>II- Neutralité ou engagement de l’intellectuel ?  </strong></p>
<p>Nous avons l’optique critique de Paul Valéry qui limitait le rôle de l’intellectuel à celui de  « remuer toutes choses sous leurs signes, noms ou symboles, sans le contrepoids des actes réels », alors que d’autres  ont  admis que l’intellectuel influence, ou tente d’influencer, l’opinion publique. Nous avons une position intermédiaire  qui est celle  de Albert Camus (discours de Suède, Gallimard, 1958) pour qui   l&#8217;écrivain « ne peut se mettre au service de ceux qui font l’histoire : il est au service de ceux qui la subissent » : « Notre seule justification, s’il en est une, est de parler, dans la mesure de nos moyens, pour ceux qui ne peuvent le faire. » Mais, ajoute-t-il, il ne faudrait pas pour autant « attendre de lui des solutions toutes faites et de belles morales. La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu’exaltante ». </p>
<p>Cependant l’efficacité de  ces analyses d’intellectuels engagés  sont remis en cause. Ainsi, pour  Michel Foucault, « Dits et écrits II, 1976-1988, Gallimard, Paris, 2001 »  , «  pendant longtemps,l’intellectuel  dit « de gauche » a pris la parole  et s’est vu reconnaître le droit de parler en tant que maître de vérité et de justice. On l’écoutait, ou il prétendait se faire écouter comme représentant de l’universel. Etre intellectuel, c’était être un peu la conscience de tous. (&#8230;) Il y a bien des années qu’on ne demande plus à l’intellectuel de jouer ce rôle ». .Pour Paul Nizan, dans  « Les Chiens de garde, réédité par Agone, 1998 » le rôle de l’intellectuel s’amoindrit  de plus en plus. Je cite : « Que font les penseurs de métier au milieu de ces ébranlements ? Ils gardent encore leur silence. Ils n’avertissent pas. Ils ne dénoncent pas. Ils ne sont pas transformés. Ils ne sont pas retournés. L’écart entre leur pensée et l’univers en proie aux catastrophes grandit chaque semaine, chaque jour, et ils ne sont pas alertés. Et ils n’alertent pas. L’écart entre leurs promesses et la situation des hommes est plus scandaleux qu’il ne fut jamais. Et ils ne bougent point. Ils restent du même côté de la barricade. Ils tiennent les mêmes assemblées, publient les mêmes livres. </p>
<p>Tous ceux qui avaient la simplicité d’attendre leurs  paroles  commencent à se révolter, ou à rire ». Par contre, pour , selon Noam Chomsky, vision défendue également par Normand Baillargeon ou Jean Bricmont, contrairement à ce qu’écrivent  souvent les médias, l’intellectuel   est avant tout au service de l&#8217;idéologie dominante. Je cite : « il y a le travail intellectuel, que beaucoup de gens font ; et puis il y a ce qu&#8217;on appelle la </p>
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		<title>Mohamed Arkoun, “de l’islam asservi à l’islam libéré“</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 10:58:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[ L’Algérien Mohamed Arkoun, islamologue et historien de l’Islam, est décédé dans la soirée du mardi, à l’âge de 82 ans, après une lutte avec la maladie. Nous publions un entretien accordé au journal Liberté sur son travail d&#8217;islamologue. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’<a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/algerie"title="Algérie" >Algérie</a>n Mohamed Arkoun, islamologue et historien de l’Islam, est décédé dans la soirée du mardi, à l’âge de 82 ans, après une lutte avec la maladie.</em></p>
<p>Nous publions un entretien accordé au journal Liberté sur son travail d&#8217;islamologue.</p>
<p>Né en 1928 à Taourit-Mimoune, agrégé de langue et littérature arabes, Mohamed Arkoun obtient un doctorat de philosophie en 1968 à la Sorbonne, à Paris, dont il dirigera la chaire d’histoire de la pensée islamique.</p>
<p>De même, il fondera une nouvelle discipline, l’islamologie appliquée, dispensée dans de prestigieuses universités, en Europe et aux États-Unis. Ses travaux sur l’humanisme arabe et sa critique de la raison islamique lui on valu, à leur parution, une renommée internationale qui ne s’est jamais démentie, en plus de 40 ans de recherche, d’enseignement, de conférences et de publications. En prise directe sur les grands courants de l’histoire et des idées, sa démarche n’ignore pas le présent, à une époque où l’islam est au centre stratégique de l’actualité internationale. Bien au contraire, elle pose la nécessité d’une réflexion d’ensemble sur les problèmes. Connu pour la rigueur de sa pensée et une carrière universitaire entière fondée sur la liberté critique, Mohammed Arkoun se tient éloigné des polémiques médiatiques, des simplifications ou des définitions arbitraires.</p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/2eb4ca1bb5ar.jpg.jpg"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/b29d64f62a50x150.jpg.jpg" alt="" title="ar" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-24062" /></a></p>
<p><strong>(…)Comment êtes-vous venu à la philosophie ? Au choix de l’islamologie ?</strong></p>
<p>Je ne suis pas un professionnel de la philosophie, je préfère me définir comme un chercheur-penseur, sachant qu’il y a de grands et féconds chercheurs qui s’en tiennent à l’accumulation de connaissances érudites, des savants froids, distants par rapport aux significations, aux retentissements et aux conséquences que ces connaissances peuvent produire sur le présent et le futur des sociétés.<br />
Le chercheur-penseur ne cesse de s’interroger sur la stratégie cognitive d’intervention dans la société et la sphère de connaissance où se déploie la recherche. Ainsi se sont imposées à moi la réflexion et l’interrogation philosophiques dans la discipline que j’appelle l’histoire de la pensée islamique. Je suis le premier à avoir introduit à la Sorbonne une chaire nommée Histoire de la pensée islamique. Mon exemple n’a été guère suivi ni en France ni ailleurs avec, bien sûr, les méthodologies et l’épistémologie historique spécifiques à cette discipline.<br />
Car on parle souvent de pensée islamique tout en ignorant ses tâches, ses programmes, ses stratégies cognitives d’intervention dans le domaine complexe et vaste des études islamiques. Il y a des chaires de philosophie, de théologie, de droit musulman, d’études coraniques, etc., mais pas d’une pensée qui englobe toutes ces disciplines très liées les unes aux autres jusqu’au XIIIe siècle dans les trois religions monothéistes. C’est à partir des XVe-XVIe siècles que s’imposent en Europe chrétienne des lignes de partage entre les disciplines philosophiques et scientifiques, et la théologie qui perd progressivement son statut de discipline souveraine durant le Moyen-Âge. La pensée islamique a connu l’évolution inverse : la philosophie et ses liens avec la science ont été éliminés progressivement après la mort d’Ibn Rushd (1198) ; la théologie elle-même s’est trouvée affaiblie, et la raison s’est éloignée de l’investigation scientifique proprement dite jusqu’à nos jours.<br />
C’est pourquoi, j’ai ouvert le vaste champ de recherche sur la Critique de la raison islamique (voir l’édition récente en arabe de mon Naqd al-‘aql al-islâmî).<br />
Cette critique implique l’appel à la philosophie, mais elle part de l’histoire des vicissitudes, de la place et de la sociologie des usages de la Raison dans toutes les disciplines cognitives.<br />
Les fameux séminaires de la pensée islamique, organisés à grands frais par le ministère des Affaires religieuses en Algérie entre 1969-1991, sont devenus une véritable institution officielle. Je les ai suivis assidûment pendant 18 ans.<br />
C’est là que j’ai ressenti la nécessité scientifique de créer une nouvelle discipline que j’ai appelée islamologie appliquée. Il s’agit pour le chercheur de prendre en charge tous les usages que les États, les partis <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/politique"title="Actualité Politique" >politique</a>s et les divers groupes sociaux enfermés dans leurs mémoires collectives respectives, font concurremment des mots valises comme islam, État, société, politique, vérité, loi divine, etc.<br />
Ces usages ignorent totalement les enseignements, les interrogations, les apports incontournables des sciences de l’homme et de la société concernant les tensions permanentes entre religion, société et politique : ce que j’appelle les trois D en arabe : dîn, dunyâ, dawla. J’ai beaucoup écrit sur ces trois D, mais les discours dominants de l’islam officiel face au discours fondamentaliste éliminent sociologiquement les œuvres scientifiques et critiques sur ces sujets brûlants. Ainsi, bien que mes travaux traitent directement de l’exemple algérien, c’est en Algérie que mes publications sont le moins diffusées, le moins lues et, là où elles le sont, le moins comprises. Parfait exemple de censure généralisée de la pensée critique appliquée à l’intelligibilité des forces profondes de la société réelle par opposition à la société aliénée dans ses représentations mythoidéologiques.<br />
La politique de l’escamotage des cadres sociaux de la connaissance qui soutiendraient les œuvres de la pensée critique a favorisé en Algérie et ailleurs dans le monde musulman le règne sans partage de ce que j’ai appelé depuis longtemps l’ignorance institutionnalisée. Je viens d’employer des concepts qu’on trouve rarement dans les manuels scolaires et que le discours fondamentaliste courant ignore et veut continuer d’ignorer.<br />
Cette coupure entre le discours des sciences sociales et celui des religions en général porte préjudice à tout ce qui touche à la construction d’un espace citoyen pacifique dans les sociétés où l’instance religieuse exerce son contrôle sur tous les domaines sensibles de la production historique des sociétés : politique, culture, connaissances scientifiques, vie artistique, exercice de la pensée critique libre. Cela touche particulièrement les systèmes éducatifs, la formation des maîtres, la liberté de penser, la créativité littéraire et artistique, l’écriture de l’histoire et de l’anthropohistoire.</p>
<p><strong>Selon vous l’islamologie, l’étude du Coran et de la Sunna, devrait s’appuyer nécessairement sur les outils de lecture et d’analyse des sciences sociales. Si on voulait à partir de là caractériser votre thèse, comment l’énonceriez-vous ? L’obligation d’extériorité en quelque sorte n’induit-elle pas qu’on doit presque être non musulman pour comprendre l’islam ? Ou condamner les musulmans à ignorer les travaux scientifiques ?</strong></p>
<p>Votre question exprime clairement l’état de la croyance islamique voulue, diffusée, imposée depuis les indépendances dans les pays d’islam. Toute forme de la connaissance scientifique qui introduit un regard historique, sociologique, linguistique, anthropologique critique sur la croyance orthodoxe et les rites qui l’expriment doit être a priori écartée. On refuse de s’interroger sur les fonctions positives et les dérives imaginaires de toute religion quand elle renonce aux exigences intellectuelles et scientifiques de la raison. Les dérives mythoidéologiques des religions aliènent les rapports du sujet humain avec soi-même ; c’est ce qui nourrit les violences politiques depuis la disparition des codes éthico-culturels traditionnels assimilés dès l’enfance dans le cadre des cultures orales. Ces codes ont été remplacés par l’enseignement à l’école et à la mosquée d’un islam caricatural, réduit à des expressions rituelles, à des formules décontextualisées, sans liens avec son riche patrimoine intellectuel, culturel, moral et spirituel.</p>
<p>C’est un islam victime de tous les effets pervers de la modernité matérielle, technologique et médiatique et soigneusement tenu à l’écart de tous les acquis incontournables, émancipateurs de cette même modernité. À cet égard, la comparaison avec le parcours du christianisme face à la modernité et aux révolutions scientifiques est très instructive. Je ne peux développer ici cette confrontation négligée jusqu’ici par les deux religions et même par les chercheurs. L’islam pris en otage par les États et les oppositions, refuse de considérer pourquoi l’Église catholique, qui a combattu la modernité et la laïcité, se réjouit désormais de la pertinence de la loi de 1905 en France. Elle garde, en effet, le monopole de l’instance de l’autorité morale et spirituelle sans s’exposer, comme elle l’a fait pendant des siècles, aux compromissions et aux errances de tout pouvoir politique. Voyez, en revanche, ce qui se passe en Iran où la Révolution dite islamique a opté pour l’histoire à rebours de celle ouverte par les trois Révolutions anglaise, américaine et française. C’est cette inversion des temporalités historiques par la pire violence politique au nom d’une religion usurpée, qui a plongé le monde actuel dans des guerres sans enjeu humaniste ni promesse d’avenir meilleur, et donc sans issue visible favorable à la condition humaine.</p>
<p>Nous sommes dans cette impasse historique où prédomine la violence idéologique devenue systémique. Le plus grave est que les processus politiques qui ont conduit à ce résultat (voyez l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Algérie, etc.) sont fondés sur la même volonté d’ignorer souverainement tout ce qui concerne l’histoire de la pensée islamique : le statut cognitif du Coran, les conditions de construction du droit positif appelé fiqh, concept différent de Sharî‘a, indépendance du législateur et du juge de tout pouvoir politique en place ; étatisation de la religion depuis l’avènement de Mu‘âwiya, escamotage politique de la légitimité islamique depuis la Grande scission (al-fitna-l-kubrâ)… Les États postcoloniaux contrôlés par les partis uniques (partis-États) ont fait le choix politique de fonder leur légitimité sur l’islam. Le Pakistan s’est détaché de l’Inde au nom de l’identité islamique. L’islam ainsi invoqué dans une surenchère mimétique meurtrière n’est qu’un bricolage idéologique de l’union sacrée des États, des ulamâ et de sociétés manipulées, dépossédées de leurs points d’appui traditionnels, lancées dans des idéologies de combat semblables à celles des Internationales ouvrières. À quels tragiques aveuglements, à quelles rêveries folles et dévastatrices ont été soumis depuis 1945 tous les peuples de ce qu’on a appelé le Tiers Monde et maintenant le reste du monde? Après l’effondrement de l’idéologie prolétarienne, le recours à l’islam politique a réactivé les promesses de l’eschatologie classique en la vidant de la dimension du merveilleux mythohistorique commun à toutes les religions pour y substituer les fantasmes idéologiques entretenus par les grands Récits de fondation des constructions nationales après les libérations. J’appelle cela les mythoidéologies des religions séculières comme le communisme. Les États postcoloniaux ont impliqué l’islam dans ces Récits brouillant ainsi dans les consciences et les mémoires collectives les Grands Récits fondateurs de l’islam naissant et les Récits bricolés avec les débris de la Révolution socialiste arabe. On retrouve ces bricolages dans les sermons des mosquées, dans les conversations courantes, dans les discours scolaires, dans la littérature et les cassettes populistes vendues sur les trottoirs…<br />
Le bricolage idéologique remonte à une soixantaine d’années ; il ne laisse pas place dans les imaginaires sociaux à la réflexion, aux interrogations vitales, au désir et à la nécessité de connaître, d’analyser, de subvertir la violence politique sans horizon d’espérance par la subversion intellectuelle, artistique, culturelle de tous les régimes de fausses vérités, de fausses légitimités, de légalités factices, de mensonges d’État devenus prédominants même dans les plus hautes instances internationales et les États démocratiques (Bush et Tony Blair). Je peux en parler en m’appuyant sur des expériences vécues. Qui donc libérera l’islam du rôle de victime émissaire qu’on lui fait jouer en l’affichant comme religion officielle dans les constitutions elles-mêmes manipulées ?</p>
<p><strong>Quel bilan faites-vous de cette thèse ? Qu’en est-il des débats aujourd’hui ? Peut-on considérer que l’islamologie en tant que discipline s’inscrit dans la continuité des lectures orientalistes du Coran ?</strong></p>
<p>Je ne défends pas une thèse précise et limitée, j’ai parlé déjà de stratégie cognitive d’intervention. Si l’on parle du code du statut personnel, par exemple, j’examine d’abord les enjeux de la décision politique de tel État aidé par les docteurs de la Loi fonctionnarisés ; les argumentaires des juristes pour maintenir, réformer ou reconsidérer sa légitimité ; puis les fondements religieux, philosophiques et juridiques invoqués pour les comparer à ceux du droit moderne en contextes démocratiques. Je donne ainsi à tous les acteurs sociaux les informations historiques, doctrinales et les outils de pensée nécessaires pour identifier les droits irréductibles de la personne humaine (concept non encore retravaillé dans le fiqh) et particulièrement de la femme et de l’enfant aujourd’hui partout dans le monde et pas seulement en islam.<br />
J’ai publié une vingtaine de titres en arabe chez Dâr al-Sâqî et Dâr al-talî‘a à Beyrouth. Je n’ai pas connaissance d’un compte rendu sérieux publié dans la presse algérienne ; même mon Humanisme et Islam, publié récemment en Algérie, a connu la même indifférence, sinon un rejet par un grand nombre, l’éditeur ne faisant rien pour la promotion d’un titre totalement nouveau dans la production sur la question vitale de l’islam tant disputée dans le monde. En Algérie, comme ailleurs, les gestionnaires officiels du sacré sont vigilants sur la mise à l’écart des livres “subversifs”. Quant à l’islamologie appliquée, elle ne s’inscrit pas du tout dans la ligne orientaliste même renouvelée. C’est une controverse que je refuse d’aborder ici. Car le leitmotiv sur l’orientalisme se poursuit depuis Renan et Al-Afghânî. Elle fait partie du confusionnisme idéologico-religieux. Il y a un débat récurrent sur la science appliquée en général ; c’est l’anthropologie appliquée qui nourrit le plus ce débat ; je ne puis entrer dans les détails ici. (…).</p>
<p><strong>(…)La compréhension de l’islam peut-elle se limiter à la seule étude des textes ? Du discours ? Que pensez-vous d’une vision pluridisciplinaire qui intégrerait la culture, la sociologie, la linguistique et d’autres ?<br />
</strong><br />
Je crois avoir suffisamment répondu à cette question. Tant que les musulmans eux-mêmes ne s’engagent pas dans les voies d’une histoire et d’une anthropologie comparées des religions, comme on est en train de la faire en Europe, il n’y aura pas de stimulation intellectuelle et scientifique durable dans le domaine des sciences de l’homme et de la société appliquées aux études islamiques. Les musulmans, même très cultivés et au courant des exigences de la pensée critique moderne, renoncent à leurs connaissances dès qu’il s’agit de traiter de ce que les croyants appellent al-muqaddasât, c’est-à-dire les articles sacro-saints de la croyance (Coran, révélation de la Parole de Dieu ; transmission de cette Parole par Muhammad (QSSSL) ; les dits ou traditions du Prophète (QSSSL), second texte sacré échappant à toute critique historique, vie du Prophète (QSSSL), etc.). C’est ce que j’appelle le Grand Corpus de la croyance.<br />
On se heurte ici à ce que Gaston Bachelard a bien décrit sous l’expression d’obstacles épistémologiques. Quand le croyant grandit dans le discours dogmatique et prononce le mot muqaddasât, il entre dans la subjectivité et la ferveur dévotionnelle ; il quitte ou refuse d’entrer dans celui du questionnement et de l’analyse déconstructive. Cela ne vaut pas seulement pour des personnes qui n’ont pas été initiées aux outils de l’analyse critique ; de grands scientifiques passent aisément et avec les mêmes certitudes dogmatiques à la subjectivité dévotionnelle (…).</p>
<p>Liberté</p>
<div align="right"><b>Algérie Focus</b></div>
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		<title>Manipulation. De New York à Alger le Coran au centre des nouvelles tensions communautaires</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 12:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[ Plusieurs sites de l’extrême droite sioniste en font l’écho sur la toile : le gouvernement algérien aurait ordonné le retrait des rayons des librairies des livres Saints du Coran. La raison : la présence sur la couverture de ces livres d’une étoile à six branches comme celle apposée sur le drapeau de l’Etat juif et communément appelée l’étoile de David. Selon ces mêmes sites, le gouvernement algérien aurait procédé au rachat de tous les livres déjà vendus. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs sites de l’extrême droite sioniste en font l’écho sur la toile : le gouvernement <a href="http://www.maghrebo.com/maghreb/algerie"title="Algérie" >algérie</a>n aurait ordonné le retrait des rayons des librairies des livres Saints du Coran.</p>
<p>La raison : la présence sur la couverture de ces livres d’une étoile à six branches comme celle apposée sur le drapeau de l’Etat juif et communément appelée l’étoile de David. </p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/5e33a3c649ccc.jpg.jpg"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/7279b9f56d50x150.jpg.jpg" alt="" title="ccc" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-23991" /></a></p>
<p>Selon ces mêmes sites, le gouvernement algérien aurait procédé au rachat de tous les livres déjà vendus. Aucune information n’a cependant été donnée sur la provenance de ces livres. On évoque simplement une erreur de fabrication. </p>
<p>Par ailleurs, le site d’information régional <a href="http://www.setif.info/article3761.html">setif.info</a> parle du retrait de certaines copies du livre saint vendues sur les marchés de Sétif  « enfermant des anormalités, où l’on remarque des mixtions de quelques versets ». L&#8217;alerte a été donnée par des citoyens qui ont découvert ces anomalies. Les services de la Direction des affaires religieuses doivent intervenir pour déterminer la source de leur provenance, précise la même source.</p>
<p>Toujours à Sétif, une centaine de livres saints ont été<a href="http://www.setif.info/article4646.html"> souillés</a> un peu partout dans la ville depuis le début 2010, rapporte encore setif.info. Récemment, dix-sept exemplaires du Saint Coran ont été retrouvés en fin de semaine, déchirés et mélangés à des amas d’ordures à la mosquée El-Houda de la ville d’El-Eulma, wilaya de Sétif. Interrogé par le journal El Khabar, le chargé de communication du ministère des Affaires religieuses a dénoncé un acte «criminel mûrement préparé [et] serait l’œuvre d’un groupe extrémiste ». </p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/4bf80aa43chhh.jpg.jpg"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/62c102151450x150.jpg.jpg" alt="" title="hhh" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-23996" /></a></p>
<p>Une délégation d’inspecteurs du ministère des Affaires religieuses a été dépêchée en urgence à Sétif pour enquêter sur cette affaire. Le même phénomène a été remarqué à Blida en juillet dernier, où plusieurs exemplaires du saint Coran ont été retrouvés mélangés à des amas d’ordures au centre-ville. </p>
<p><strong>Manipulation autour du Coran</strong></p>
<p>Les architectes du choc des civilisations semblent avoir  trouvé un nouveau moyen pour attiser la haine entre les religions. Récemment, le pasteur américain extrémiste<a href="http://www.algerie-focus.com/2010/08/08/11-septembre-journee-internationale-pour-bruler-le-coran/"> Terry Jones</a> a appelé à brûler un coran pour commémorer l’anniversaire des attentats du 11 septembre, avant de se rétracter en raison de la polémique que ses propos ont suscité.    </p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/05bfa3bb1dttt.jpg.jpg"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/f65e07fdbf50x150.jpg.jpg" alt="" title="ttt" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-23992" /></a></p>
<p>Ses déclarations interviennent, curieusement, au moment où le gouvernement américain s’apprête à construite à 200 mètres du Ground Zero, la maison de Cordoue, un grand centre islamique. Le coût du projet est estimé à 100 millions de dollars. Il est soutenu par le maire de New York,  Michael Bloomberg, et financé en partie par la fondation Rockefeller, du nom de la riche famille des puissants financiers Rockefeller.</p>
<p>Selon ses promoteurs, ce projet devrait promouvoir l’entente entre les religions et défendre le droit aux musulmans de vivre en paix aux États-Unis d’Amérique.</p>
<p>Or, c’est l’effet inverse que l’on remarque avec une montée spectaculaire de l’islamophobie dans ce pays et par ricochet  un peu partout dans le monde occidental. Car sur le plan symbolique, la construction de ce centre islamique sur les décombres des twin towers détruites par Al Qaïda selon la thèse officielle américaine, signifie que c’est l’islam, donc les musulmans qui sont à l’origine de ces attentats. Ce n’est pas anodin ni naïf. </p>
<p>Neuf ans après les attentats du 11 septembre, 70 % des américains- le phénomène touche d’autres pays-contestent la thèse officielle présenté par le gouvernement US, à lquelle ils ne croient plus.  Ils exigent qu’une nouvelle enquête indépendante soit menée pour identifier les commanditaires.</p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/28e50d2b39mmm.jpg.jpg"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/81e430502750x150.jpg.jpg" alt="" title="mmm" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-23993" /></a></p>
<p>Construire une mosquée là où le crime a été commis, c’est désigner le « criminel », qui serait l’Islam. Une bonne diversion pour tenter de clore une affaire qui n’a pas encore livré tous ses secrets.</p>
<p><strong>RAF</strong></p>
<div align="right"><b>Algérie Focus</b></div>
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		<title>L’art de communiquer s’apprend</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 19:08:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[ Avant de lire ce qui suit, je vous proposerais de fermer cette page et faire un exercice d’observation. Continuez votre journée normalement et observez le monde autour de vous et vous-même par la même occasion. Surveillez et écoutez comment les gens interagissent entre eux. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> Avant de lire ce qui suit, je vous proposerais de fermer cette page et faire un exercice d’observation. Continuez votre journée normalement et observez le monde autour de vous et vous-même par la même occasion. Surveillez et  écoutez comment les gens interagissent entre eux. Allez y, cliquez sur la croix et revenez quand vous aurez  accompli cette observation… Et amusez-vous !</p>
<p><a href="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/92afd4c704co.png.png"><img src="http://www.maghrebo.com/wp-content/uploads/2010/09/141191ec5f50x150.png.png" alt="" title="co" width="150" height="150" class="alignnone size-thumbnail wp-image-23669" /></a></p>
<p>Je suppose que vous êtes de retour et que vous avez bien regardé et surtout écouté autour de vous.<br />
Si nous avons deux oreilles et une seule bouche, c’est sans doute pour écouter deux fois plus que nous parlons. Combien de nous le font ? Dans votre observation, qu’avez vous remarqué? Eh, bien oui, la majorité des individus sont en mode émission. C’est à qui en dit le plus, interrompt le plus, et souvent lève le ton le plus. Ceci est assez compréhensible puisque au moment où nous apprenons l’alphabet et les mots, on ne nous a pas dit comment les utiliser. Il n y a pas de cours de communication au niveau primaire et secondaires et seuls les gens qui ont choisi ce domaine de spécialisation y ont accès. C’est de valeur car nous passons environ 70% de notre temps à interagir avec des personnes autour de nous. N’avez-vous tous eu un patron, un collègue un employé, un conjoint(e), un enfant qui parle, parle, parle… ? Je suis sûre que vous avez dû faire l’expérience suivante au moins une fois : Vous appelez une personne par téléphone et vous dîtes bonjour ! L’autre vous répond tout de suite : Bonjour Rachid, comment vas-tu ? Tu sais, j’ai été très occupé, le bureau me demande beaucoup de temps, ma femme est malade et avec le ramadhan je suis crevé bla bla …. Oups ! C’est vous qui appelez, donc c’est vous qui aviez envie de dire quelque chose à cet individu, vous payez pour la communication, et l’autre parle sans même vous demander pourquoi vous avez appelé. On n’y pense pas, mais c’est juste une histoire de bons sens et d’apprentissage car la communication s’apprend..  </p>
<p>Si on se met en contexte, on pose l’assertion suivante : Si on veut parler, c’est qu’on veut passer un message clair à un individu ou un groupe d’individus. On sait aussi avant de parler, que cet individu va réagir. On sait donc que l’on va devoir écouter pour pouvoir capter ses messages.<br />
La première technique en communication est la technique des questions : Elle est très simple à utiliser, nous la connaissons tous mais l’exploite t-on ?<br />
Il y a deux types de questions : la question fermée et la question ouverte.</p>
<p>La question fermée, est une question dont la réponse est oui ou non ? As-tu lu cet article ? As-tu réparé la machine ?  Penses- tu que tu peux m’aider ? Vous remarquez que ce genre de questions fermées commence toutes par un verbe et qu’elles n’invitent pas au dialogue. Elles sont utiles pour aller confirmer des faits, des situations et bien sûr elles ne nous serrent pas du tout en début de dialogue sauf si on veut mettre nos mots dans la bouche de l’autre. Dans ce cas, à part peut être un bienfait pour notre ego, l’objectif n’est pas pertinent.</p>
<p>La question ouverte est une question qui invite au dialogue. C’est un outil précieux pour aller chercher de l’information, pour former les gens autour de nous, et souvent pour nous enlever des pressions. Elles ne commencent jamais par un verbe. Si je dis à mon voisin : Penses tu que cet article est bon ? Je viens de lui poser une question fermée et il va me répondre oui ou non ? Qu’est ce que je viens d’accomplir ? Pas grand-chose ! Sa réponse ne m’est pas très utile. Si je lui dis : Que penses tu de cet article ? Je viens de poser une question ouverte et il va me donner son avis. J’ai été chercher ainsi de l’information qui va m’être utile.<br />
Les questions ouvertes commencent par : Que penses tu …, Comment tu peux… ? Pourquoi tu… ? Quand tu… ? </p>
<p><strong>Chercher de l’information :</strong></p>
<p>Regardez les commentateurs à la télévision quand ils interviewent des individus ? Beaucoup, posent des questions fermées, interrompent l’invité et souvent nous avons les opinions de l’interviewer plus que celle de l’interviewé.<br />
Exemple : Pensez-vous que le coût de la vie va augmenter ?  C’est une question fermée. L’interviewer non seulement, ne va pas chercher l’information et en plus il met les mots dans la bouche de l’invité. En disant : Comment pensez vous, que la coût de la vie va évoluer ? Question ouverte, il invite au dialogue et ira chercher son information pour lui et surtout pour les spectateurs »</p>
<p><strong>Responsabiliser les gens autour de vous :</strong></p>
<p>Regardons la situation suivante :<br />
<strong>1)</strong> Vous avez un employé qui vient vous dire, chef la machine A est cassée, qu’est ce que je fais ?<br />
Souvent, dans le feu de l’action, on veut répondre vite et on pense gagner du temps. Vous allez répondre : As-tu vérifié le moteur ? As- tu huilé les jointures ? As-tu testé la pression ? L’employé va répondre par oui ou par non. Que venez vous d’accomplir? Vous faites le travail à sa place, vous prenez toute la pression, vous n’aidez pas votre employé à réfléchir et se casser la tête et vous vous entourez ainsi d’individus incompétents. De plus, mettez vous à la place de cet employé, vous recevez une série de questions, vous n’avez pas le temps de réfléchir et vous finissez par vous sentir agressé.</p>
<p><strong>2) </strong>Même situation : Vous avez un employé qui vient vous dire, chef la machine A est cassée, qu’est ce que je fais ?<br />
Vous répondez : Que penses tu qu’on devrait faire ? C’est une question ouverte qui vous permet de stimuler votre employé, de le pousser à réfléchir et de le valoriser aussi. En plus, vous ne prenez pas toute la pression, vous n’êtes plus le seul à forcer, et cela vous permet aussi d’évaluer les compétences et le degré d’implication des gens autour de vous.<br />
Si vous comparez les deux situations, quelle méthode est plus utile pour vous et pour votre entreprise ?<br />
Vous pourrez essayer cette méthode avec vos enfants aussi, cela permet de les responsabiliser et les pousser à creuser leurs méninges dès le jeune âge.  </p>
<p><strong>Renvoyer la pression :</strong></p>
<p>Regardons la situation suivante :<br />
<strong>1)</strong> Votre collègue vous agresse en vous disant : Tu es vraiment nul, tu n’as rien compris, le rapport est faux.<br />
Vous répondez : C’est toi le nul, je sais ce que je fais et ne me parles plus ainsi, sinon…..<br />
Que venez vous de faire ? Vous avez été agressé, vous avez pris la pression et vous avez sorti votre colère et rien d’autres.</p>
<p><strong>2)</strong> Même situation : Votre collègue vous agresse en vous disant : Tu es vraiment nul, tu n’as rien compris, le rapport est faux.<br />
Vous répondez : Pourquoi tu dis cela ? (Question ouverte). Que venez vous de faire ainsi ?<br />
Vous avez été agressé, vous renvoyez la pression à l’autre et pendant ce temps là vous avez le temps de vous calmer et de réfléchir. En plus, il peut aussi vous donner une information utile pour votre rapport. En tout cas, je peux vous garantir, que c’est une très bonne manière d’agir avec les agressifs. Quand vous renvoyez la pression par une question ouverte, vous allez souvent entendre : heu, je voulais dire que…, Je me suis peut être mal exprimé mais…, ou excuses moi… La personne qui vous a agressé ne s’attendait pas à recevoir la pression d’une manière aussi soft et vous venez de calmer le jeu pour discuter de choses plus efficaces pour vous et votre entreprise. </p>
<p>Ce genre d’apprentissage est difficile à transmettre par écrit, j’ai voulu cependant essayer pour créer un débat autour de nous. Comme vous voyez, c’est un jeu d’enfants, mais on ne devient bon qu’en pratiquant. Essayez de vous amuser avec cela et vous réaliserez comme tout le monde que ce n’est pas facile. Nous sommes tous portés à utiliser les questions fermées. Il y a d’autres techniques que je pourrais partager avec les personnes qui ont envie d’en savoir plus.</p>
<p><strong>Nacera kherbouche</strong></p>
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