Le gouvernement marocain a dévoilé vendredi 22 octobre un plan biennal de lutte contre la corruption chronique qui sévit dans le royaume, phagocytant 2 % du produit intérieur brut et sapant ses valeurs morales. Dans les milieux autorisés, on convient avec l’opposition que la corruption entrave l’investissement étranger et porte atteinte aux règles du marché et à la concurrence nécessaires pour encourager la croissance et lutter contre la pauvreté et le chômage.
« Avec ce plan pour prévenir et combattre la corruption, nous entrons dans une nouvelle phase de notre détermination à aboutir à des résultats », a déclaré le ministre de la modernisation du secteur public, Mohamed Saâd el Alami.
Ce plan comprend ainsi une série de mesures pratiques à mettre en oeuvre sur deux ans (2011-2012), a-t-il poursuivi, relevant que les dispositions retenues l’ont été en fonction de la possibilité de leur concrétisation dans les délais impartis.
« Nous aspirons que, dans deux ans, nous puissions mettre en application les mesures arrêtées », a dit le ministre, ajoutant que la commission interministérielle chargée d’assurer le suivi du plan d’action a prévu une série de mécanismes devant permettre la réalisation immédiate des programmes convenus.
M. El Alami a précisé que ce plan vient en amont de la stratégie générale adoptée par le Maroc, ainsi que du programme de moralisation de la vie publique annoncée dans la Déclaration gouvernementale.
Source : AFP